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La défaite oubliée

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Bannay fait partie au même titre que Baye des lieux mémorables de la bataille de Champaubert.

 

L'historien Koch écrit à propos de cette bataille :

" En effet le duc de Raguse ( maréchal Marmont ), ayant la cavalerie Doumerc en tête de colonne, arriva vers neuf heures, sur la hauteur qui domine la vallée du Petit-Morin, et découvrit le corps d'Alsusiew, composé des divisions d'infanterie Udom et Karnielow, formant environ 5 mille hommes de pied et 24 pièces de canon.

La cavalerie française poussa ses coureurs jusqu'au milieu de l'avenue de Baye où ils s'arrêtèrent, ne pouvant être soutenus ni par l'artillerie ni par l'infanterie, qui avaient beaucoup de peine à s'arracher des boues.

L'ennemi ne profita pas de ce retard qui lui laissait une voie de salut. Au lieu de commencer de suite sa retraite et de faire sauter le pont de Saint-Prix sur le Petit-Morin, il se disposa à le défendre avec deux pièces de canon. L'Empereur arriva sur les entrefaites et ordonna l'attaque : il était neuf heures du matin. Le général Lagrange, suivi de la division Ricard, traversa les marais de Saint-Gond, s'empara du pont de Saint-Prix et poussa les Russes jusque sous Baye, où leurs masses se déployèrent sous la protection de l'artillerie dont le 1er corps de cavalerie essuya d'abord tout le feu ; mais bientôt la division Lagrange gravissant le plateau qui s'étend entre Baye et Bannay, arriva à son soutien, pendant qu'un bataillon de marine, appuyé par le 2ème régiment d'infanterie légère, se dirigeait sur la droite du bois où les Russes pouvaient déboucher. Attaqué en front et en flanc, le général Alsusiew se retira insensiblement de Baye, s'étendant dans la plaine de Bannay qu'il occupait fortement. Le duc de Raguse fit attaquer sur-le-champ ces deux villages. Le 4ème régiment léger s'empara de Baye ; mais la brigade Pelleport fut repoussée devant Bannay. Le moment était décisif : l'Empereur fit monter toutes les troupes du 6ème corps sur le plateau ; ordonna à l'infanterie du prince de la Moslowa ( maréchal Ney ) de les suivre et de se déployer dans la plaine en même temps qu'il dirigea toute son artillerie contre Bannay.

Le général Alsusiew, effrayé de la supériorité des forces contre lesquelles il se voyait engagé, se disposa enfin à battre en retraite. L'Empereur ordonna au comte Girardin, aide-de-camp du prince de Neufchâtel ( maréchal Berthier ), de prendre avec deux escadrons de service, la tête de la cavalerie Doumerc, et de gagner la route de Paris pour y attendre l'ennemi. Jusqu'alors, les Russes avaient combattu avec un aplomb et un sang-froid admirables ; mais cette manoeuvre, contre laquelle leur général n'était pas en mesure, les ébranla, bien que le détachement du général Girardin, porté vers Paris, ne menaçât nullement leur flanc droit ; il y eut du flottement et de l'incertitude dans la marche des masses, qui pourtant opposaient encore un feu assez nourri à celui dont elles étaient accablées. Elles parvinrent ainsi jusqu'à Champ-Aubert, où un escadron de lanciers, aux ordres du général Bordesoulle, chargea leur gauche et la rejeta dans le village. Presque au même moment la division Ricard, qui avait longé la lisière du bois à droite, rabattit par la route de Châlons, et entrant au pas de charge dans le village, ôta au général Alsusiew tout espoir de retraite sur Epernay ou Etoges. Voyant qu'il ne lui restait pour s'échapper que la route de Montmirail, il changea de direction afin de chercher à la gagner. Ce mouvement occasionna un moment d'hésitation dont les cuirassiers du général Bordesoulle profitèrent. Ils chargent avec impétuosité les carrés qui devenaient tête de colonne, les acculent aux bois et aux étangs du Désert, les enfoncent et réduisent le corps entier à chercher son salut dans la fuite.

Le combat se changea alors en un véritable carnage : l'armée française se répandit en tirailleurs dans les bois, et dans la chaleur de l'action l'on fit peu de prisonniers. La cavalerie fit un butin immense. 21 bouches à feu et leurs caissons, le général en chef Alsusiew, deux autres généraux, 47 officiers et 1837 prisonniers furent les trophées de cette journée. Près de 1200 hommes restèrent sur le champ de bataille ; les étangs du Désert en engloutirent plus de 200, et à peine 1500 parvinrent à s'échapper à la faveur de la nuit, et à gagner le lendemain Fère-Champenoise par Pont-à-Binson. L'armée française perdit environ 600 tués ou blessés ; au nombre des derniers, se trouva le général Lagrange atteint d'un coup de feu à la tête. "

 

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10 février 1814 : AUX HEROS DE LA DIVISION LAGRANGE.

                       ( BATAILLE DE CHAMPAUBERT )

 

Le général de Pelleport ( 1793-1853) écrit :

" Le 10, le 6ème corps ( commandé par le maréchal Marmont, duc de Raguse ) arriva de bonne heure sur les hauteurs de Saint-Prix : ses coureurs passèrent le défilé, afin de reconnaître la position et les forces de l'ennemi.

L'Empereur arriva bientôt et donna l'ordre de commencer l'attaque. La division Lagrange, ayant ma brigade en tête, commença le mouvement. Cette troupe fut suivie immédiatement par la division Ricard et la cavalerie du général Bordessoule, et, enfin, par les troupes de toutes armes qui étaient arrivés la veille à Sézanne. Il fallut quelque temps à chaque corps, après avoir passé le marais de Saint-Gond, pour former ses colonnes d'attaque. Heureusement que l'ennemi laissa faire.

Ma brigade s'avança alors en appuyant sa droite à l'avenue de Baye ; elle était précédée du 37ème régiment formé en éclaireurs. A son approche, les postes avancés de l'ennemi se retirèrent. Le colonel Geneser, qui se livra avec trop d'abandon à leur poursuite, fut ramené. Cette circonstance me força à m'arrêter pour attendre la brigade Joubert et la division Ricard. Ces troupes étant arrivées sur la ligne, tout le corps d'armée se porta sur Baye, d'où il chassa l'ennemi après un combat très-vif. Le général Alsufiew se retira sur Champ-Aubert, où il se défendit avec une grande résolution ; mais, forcé encore dans cette position, il fut très-embarrassé. "

 

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Nous continuons notre route. Les nuages ont laissé place à un peu de ciel bleu.

Sur la route de Montmirail à Châlons-en-Champagne, nous nous engageons dans le centre du bourg de Fromentières.

 De Château-Thierry le 14 février 1814 à trois heures du matin, Napoléon écrit au maréchal Marmont, duc de Raguse, commandant le 6ème corps, à FROMENTIERES :

"Mon cousin, je ne reçois qu'aujourd'hui à trois heures du matin votre lettre d'hier, par laquelle vous me faites connaître que vous vous êtes retiré sur Fromentières. Le prince de la Moskova ( le maréchal Ney ) est parti sur-le-champ, et j'envoie l'ordre, à Vieux-Maisons, aux généraux Leval et Saint-Germain d'en partir avant le jour pour Montmirail. J'envoie le même ordre aux généraux Friant et Curial, qui étaient restés du côté de Montmirail ; ils ont l'ordre de marcher à votre rencontre. J'espère moi-même être à Montmirail avant sept heures du matin, et pouvoir avant midi attaquer l'ennemi et lui donner une bonne leçon.

Choisissez une bonne position qui couvre Montmirail. Il est convenable que l'ennemi ne se doute et ne s'aperçoive de rien."

 

Fromentières est situé sur le champ de bataille de Vauchamps-Etoges ( 14 février 1814 ).

   

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 La mairie de Fromentières.

 

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 Fromentières, centre du village.

 

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 Une visite de l'église Sainte-Marie-Madeleine nous permet de découvrir un magnifique retable flamand du XVIème siècle.

 

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 Le retable a été réalisé à Anvers, au XVIème siècle, et acheté en 1715 par la paroisse de Fromentières, à CHALONS-SUR-MARNE.

 

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Eric, notre guide historique, participe au financement des travaux à venir de l'église, en achetant le dépliant rédigé par l'association MARTIN RUTTEN.

 

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 Que l'on soit croyant ou non croyant, ces petites églises renferment souvent d'étonnantes belles choses.

 

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A la sortie de l'église, nous reprenons notre route en direction de BANNAY.

 

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Le village de Fromentières vu depuis la route de Bannay.

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  MONTMIRAIL-EN-BRIE.

 

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Après la ferme de la Haute épine, le village de l'Epine-aux-Bois, le monument commémoratif du Tremblay, nous partons à la découverte de Montmirail-en-Brie.

 

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MONTMIRAIL : Place de l'église, une maison dont la façade est criblée d'impacts de balles...

 

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MONTMIRAIL : L'église.

 

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MONTMIRAIL : Le château.

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La Haute Epine, l'Epine-aux-Bois, le hameau du Tremblay : des noms qui sont simplement des noms pour vous mais qui, pour nous, font revivre, avec émotion, la campagne de France, la fameuse bataille de Marchais-en-Brie connue sous le nom de bataille de Montmirail.

 

L'abbé Boitel cite à plusieurs reprises le hameau du Tremblay :

"Napoléon saisit d'un coup-d'oeil tout le système d'opérations du général russe ( Sacken ), et forme en conséquence son plan d'attaque. C'est l'aigle qui s'apprête à fondre sur sa proie. Il voit qu'il a tous les désavantages du terrain ; mais il saura en triompher. Il range également son armée du midi au nord ; seulement, il ne peut lui donner la même profondeur que les généraux alliés. Sa première colonne touche Villefontaine, Coulgis, le Tremblay, Coulais et les Bois-Clos ; la seconde est sur un terrain solide, sur la vieille route de Château-Thierry ; et la troisième occupe la route de Montmirail, jusqu'au hameau de Bailly et de Ville-Moyenne.

Napoléon s'applique avec un soin extrême à dresser ses batteries. L'artillerie lui sera du plus grand secours pour débusquer l'ennemi de ses positions redoutables.

Il place une batterie de 3 pièces au lieudit les Saute-à-Pieds, au bois du Chemin, entre la vieille route de Château-Thierry et la route impériale N°33, de Paris à Châlons ; une batterie de 3 pièces au coin du clos Parichault, au nord du hameau du Tremblay, pour tirer sur l'ennemi embusqué dans le nord de Marchais ; une batterie de 3 pièces dans le clos Jeannette, au midi du bois du Tremblay, faisant feu sur l'ennemi retranché dans la ferme de la Cour-d'Airain ; une batterie de 2 pièces, au midi du chemin du hameau de Coulgis à Marchais, tirant sur l'ennemi réfugié dans une maison détachée, au midi de Marchais ; une batterie de 4 pièces, à la butte de Coulais, sur la route impériale N°33, de Montmirail à Paris, pour foudroyer les ennemis cachés dans l'église, dans le clocher, dans les rues creuses." ( Histoire de Montmirail-en-Brie )

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 C'est un petit village de quelques maisons regroupées autour de la mairie et de l'église Saint Cyr - Sainte Julitte, de curieuse allure, car il n'en reste que son clocher et des vestiges.

 

 En partie restaurée dans les années 1980, cette Notre Dame des courants d'air date du XII ème siècle.

 

 Bien qu'inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques au début du XX ème siècle, l'édifice mal entretenu s'écroula en 1947.

 

 Seul le clocher fut épargné, comme en témoignent encore aujourd'hui nos relevés photographiques.

 

 

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 Une élégante demeure à la sortie du village.

 

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 Ce 25 mars, date anniversaire de la "défaite oubliée", nous vous invitons à notre cinquième voyage à travers la campagne champenoise.

 

 De par notre présence sur le champ de bataille de Fère Champenoise, nous voulons, aujourd'hui, célébrer la mémoire des combattants du 25 mars 1814, des gardes nationaux sous les ordres du général Pacthod.

  

La nature encore endormie, le printemps semble avoir du mal à se réveiller.

 

 Sous un ciel brouillé, nous traversons des villages déserts ou désertés. 

 

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 Notre première étape aujourd'hui : La Ferme de la Haute Epine, située entre Viels-Maisons et Marchais en Brie.

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  Vendredi 12 mars 2010, nouveau pélerinage à Sézanne.

 

  Avant de rejoindre la région parisienne, nous effectuons de nouveau quelques pas, à la nuit tombante, dans les rues bien tranquilles de cette cité champenoise.

 

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 Cimetière de Sézanne,

 monument commémoratif de la grande guerre 1914-1918.

 

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Dans sa notice historique et topographique sur la ville de Sézanne, publiée en 1837, Pierre François BROUARD écrit :

 

"En 1632, le 20 mai, jour de l'ascension, cette ville fut incendiée et presque totalement réduite en cendres avec trois de ses faubourgs. Le procès-verbal d'incendie, dressé par le sieur Nevelet d'Oches, trésorier de France de la généralité de Châlons, fait monter la ruine des maisons brûlées à plus de 1200, outre les églises et les édifices publics ; la perte, y compris les grains, vins, meubles, chevaux, bestiaux, marchandises et autres choses enveloppées dans l'incendie, à plus de quatre millions de livres ; il ajoute que pour rétablir les choses au même état qu'elles étaient auparavant, il en coûterait plus de sept à huit millions."

 

L'historien écrit un peu plus loin, à ce propos :

 

"Le cardinal de Richelieu, premier ministre de Louis XIII, et devant qui tout fléchissait, passant à Sézanne peu de temps après ce funeste accident, témoigna beaucoup de peine de son désastre, traita fort humainement ses habitans et les principaux officiers qui vinrent lui rendre leurs respects, et leur montra bientôt les effets de sa singulière bienveillance, en avançant l'exécution de la libéralité de sa majesté. Il était alors indisposé, mais ayant goûté la pureté de son air, il y voulut demeurer pendant quelques jours et y trouva le soulagement que l'art de ses médecins ne lui avait pu procurer.

Les secours se firent un peu attendre, mais le 20 janvier 1633, après avoir accordé une coupe de bois de construction dans les forêts royales, un arrêt du conseil du roi enjoignit à tous les habitans du ressort du baillage de Sézanne, et sous peine d'amende, à ceux qui auraient des charrettes et harnais, de faire un jour de chaque semaine le transport des bois accordés pour la reconstruction des maisons et bâtimens, et à l'égard des manoeuvres, de venir par corvées aider à relever et charger les décombres. Les nobles, les couvents, le clergé étaient exempts de toute charge, et cependant ils possédaient la presque totalité des terres et des revenus du pays. Tout le fardeau tomba sur le peuple. C'était là l'égalité de l'époque, pourtant la ville fut rebâtie sur un plan plus large que l'ancienne ; son étendue qui n'était que de 16 arpens avant l'incendie, fut portée alors jusqu'à 20 arpens.

Le gouvernement accorda aussi aux habitans la remise de leurs impôts pendant plusieurs années."

 

Brouard évoque bien entendu les maux de la vigne :

 

"En 1665, l'évêque de Troyes autorisa les pasteurs de Sézanne à exorciser les insectes connus sous le nom de ubéricots, urebecs ou hurebers, qui s'étaient multipliés et qui exerçaient de grands ravages dans les vignes, en se servant du formulaire adopté par l'évêque d'Auxerre en pareille circonstance.

L'exorcisme eut lieu dans les deux paroisses de Notre-Dame et de Saint-Denis, les 17, 18, 19 et 20 mai 1665, ainsi que le constate la déclaration du curé de Notre-Dame, consignée sur son registre.

Il nous semble que ce pasteur aurait dû faire connaître, en outre, l'effet produit par l'exorcisme. Nous savons seulement que les prières ont eu lieu, mais nous ignorons si elles ont été efficaces.

La même cérémonie s'est renouvelée de nos jours, M.Goffard étant curé de Sézanne. Il se transporta processionnellement, accompagné de son clergé et de ses paroissiens, dans diverses parties de vignes et exorcisa les hurebers qui avaient reparu en grand nombre.

Il est vrai de dire que l'on parvint à les détruire ; mais les mesures adoptées par l'autorité municipale y contribuèrent au moins pour beaucoup. Elle prescrivit d'en faire la recherche, de les ramasser avec leurs nids et oeufs, et de les brûler."

 

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L'historien Pierre François BROUARD écrit :

 

"M. Charles-Pierre Huguier, né le 18 septembre 1804 ( à Sézanne ), fils d'un patissier. Au sortir de ses classes qu'il commença au collège de Sézanne, il se livra avec toute l'ardeur de son âge à l'étude de la chirurgie et de la médecine. A peine entré à l'école, il sentit le besoin de redoubler d'efforts, et remporta en 1829 le premier prix ; en 1831, l'administration centrale des hôpitaux lui décerna la médaille d'or. Il fut ensuite nommé aide d'anatomie et prosecteur, et obtint avant l'âge de 30 ans, par l'ascendant seul de son génie, une chaire de professeur agrégé à la Faculté de Médecine. Ses connaissances profondes le firent nommer à l'unanimité chirurgien du bureau central des hôpitaux civils de Paris, à la suite d'un brillant concours ouvert en avril 1837. M. le docteur Huguier est un jeune médecin déjà riche d'expérience, et qui promet une haute célébrité, si des obstacles ne s'opposent point au développement des talens supérieurs qu'il a reçus de la nature et acquis par l'éducation."

 

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C'est au milieu de la plaine Champenoise que se dressent quelques collines isolées, buttes de la côte tertiaire.

 

A l'Est, le Mont Aimé, sanctuaire Druidique, les Romains s'y installèrent, et plus tard, un château fort fut édifié par la Comtesse Blanche de Champagne.

 

A l'Ouest de Fère-Champenoise, le Mont Aout ( 221 mètres ), avant dernière étape de notre voyage du 12 mars 2010, domine au Nord les Marais de Saint-Gond et au  Sud, la plaine qui s'étend entre Fère-Champenoise, Connantre et Sézanne.

 

Au sommet du Mont Aout fut installée l'une des bases hertziennes de l'Otan aujourd'hui désaffectée.

 

 

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Panorama au soleil couchant, vu depuis le Mont aout en direction de Mondement.

 

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Panorama depuis le Mont Aout côté Sud. Sucrerie de CONNANTRE.

 

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Descente du Mont Aout en direction de Broussy-le-Grand où nous rattrapons la route de Sézanne qui sera la dernière étape de notre voyage du 12 mars 2010. 

Le soleil est bien bas à présent.

 

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  Marais de Saint-Gond : 25 mars 1814.

 

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Les jeunes conscrits et gardes nationaux de 1814 ne recevaient pas toujours un uniforme et combattaient par conséquent le plus souvent en habits de paysans.

 

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 Les Marais de Saint-Gond gardent, de par leur existence, la mémoire collective de la Résistance française, lors des campagnes de France de 1814 et de 1914.

La République Française serait d'ailleurs bien inspirée d'élever, au coeur des Marais, un musée de la France combattante.

 

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La défaite oubliée

Histoire militaire de la France ; campagne de 1814 ( Fère-Champenoise, Saint-Jean-Les-Deux-Jumeaux, Trilport et Meaux ; cohortes de gardes nationaux et compagnies mobiles de canonniers garde-côtes de Napoléon ) ; bicentenaire de 1814 en Brie et en Champagne ; général Farine du Creux ( 1770-1833 ) ; bataille de la Marne de 1914 ( Marais de Saint-Gond ) ; centenaire de la Grande Guerre 1914-1918 ( Meaux et Chauconin-Neufmontiers ) ; campagnes de 1940 et de 1944-1945 ; service historique de la Défense ( SHD ) au château de Vincennes ( Val-de-Marne ) ; Santeny ( Val-de-Marne ) ; notre bonne ville de Yerres ( Essonne ).

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