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La défaite oubliée

BATAILLE DE VAUCHAMPS QUI VIT LA VICTOIRE DE NAPOLEON SUR BLUCHER, LE 14 FEVRIER 1814.

Vauchamps Monument

 

L'historien Henry Houssaye revient sur Blücher, après la victoire française de Château-Thierry sur ses deux lieutenants, les généraux York et Sacken :

 

"Blücher cependant, s'imaginant que ses deux lieutenants avaient imposé à l'armée impériale, continuait tranquillement sa marche. Le 12 février, il était à Bergères ; le 13, il poussa jusqu'à Champaubert, repliant sans peine vers Fromentière le corps de Marmont que l'empereur avait chargé d'observer les mouvements des Prussiens. Averti par un officier du duc de Raguse, l'empereur quitte Château-Thierry dans la nuit du 13 au 14. A huit heures du matin, il arrive à Montmirail et ordonne à Marmont, qui a repris son mouvement rétrograde, de faire demi-tour et d'attaquer l'ennemi quand celui-ci débouchera de Vauchamps. Vigoureusement chargée et d'ailleurs surprise, l'avant-garde prussienne rentre en confusion à Vauchamps, d'où elle sort bientôt dans le même état. Derrière les troupes de Marmont, Blücher voit s'avancer toute la garde. Le cri redouté de : "Vive l'empereur !" poussé par dix mille voix, arrive jusqu'à lui comme un roulement de tonnerre. Il se décide à la retraite. Pendant deux heures ses troupes formées en carrés, par échiquier, se retirent en bon ordre, soutenant calmement le feu de l'artillerie de Drouot et les assauts furieux de la cavalerie de la garde. Mais par un magnifique mouvement tournant, Grouchy, avec la cavalerie de la ligne, a devancé l'ennemi en arrière de Fromentière. Il commande la charge. Ses trois mille cinq cents cavaliers enfoncent et pénètrent cette masse de vingt mille Prussiens, y jettent le désordre et la panique. Ils sabrent presque sans résistance, traçant dans les carrés de sanglants sillons. Culbutés par les fuyards, confondus avec eux, Blücher, le prince Auguste de Prusse, les généraux Kleist et Kapzéwitsch faillirent dix fois être pris, tués, foulés aux pieds des chevaux. La poursuite dura fort avant dans la nuit. Blücher perdit 6000 hommes et, comme il arrive parfois dans les batailles qui tournent vite en déroutes, l'action ne fut meurtrière que pour les vaincus. L'armée française eut à peine 700 hommes hors de combat."   

Published by Didier Simonnet et Eric Poisson - - La campagne de France

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La défaite oubliée

Histoire militaire de la France ; campagne de 1814 ( Fère-Champenoise, Saint-Jean-Les-Deux-Jumeaux, Trilport et Meaux ; cohortes de gardes nationaux et compagnies mobiles de canonniers garde-côtes de Napoléon ) ; bicentenaire de 1814 en Brie et en Champagne ; général Farine du Creux ( 1770-1833 ) ; bataille de la Marne de 1914 ( Marais de Saint-Gond ) ; centenaire de la Grande Guerre 1914-1918 ( Meaux et Chauconin-Neufmontiers ) ; campagnes de 1940 et de 1944-1945 ; service historique de la Défense ( SHD ) au château de Vincennes ( Val-de-Marne ) ; Santeny ( Val-de-Marne ) ; notre bonne ville de Yerres ( Essonne ).

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