Partager l'article ! Retour aux Marais: Les Marais de Saint-Gond où règne la tranquillité ... Début de la vallée du petit Morin. ...
Les Marais de Saint-Gond où règne la tranquillité ...
Début de la vallée du petit Morin.
Les marais sont un lieu inhospitalier par nature qui se révèle pourtant très propice à la réflexion sur les événements dramatiques du 25 mars 1814.
Les stratégistes militaires ont regretté vivement que les maréchaux Marmont et Mortier n'aient pas rallié, à leurs petits corps d'armée, les détachements isolés autour d'eux.
Dans ses Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814, Koch écrit :
"Avec une connaissance plus exacte des troupes éparses dans la contrée, les maréchaux ( Marmont et Mortier ) auraient pu, de Montmirail comme centre, se renforcer d'au moins 10 mille hommes, en retardant leur marche de 24 heures. En effet, les derniers échecs de l'Empereur sur l'Aube, avaient changé la ligne de communication, et il s'était accumulé aux environs de Sézanne plusieurs gros détachemens qui ne cherchaient que l'occasion de rejoindre avec sûreté."
Koch poursuit ainsi son récit :
"Ces détachemens étaient :
1° Les deux premières brigades de la division Pacthod, fortes d'environ 4000 hommes, laissées par le duc de Tarente ( Maréchal Macdonald ) le 18, à la garde des trois ponts de la Seine, et dirigées le 22 de Villenoxe sur Sézanne, où elles étaient arrivées le lendemain ;
2° La division du général Amey, d'environ 1800 hommes, que nous avons vu se porter malheureusement de St.-Saturnin sur Sézanne, au lieu d'escorter le parc qui fut pris à Sommepuis ;
3° Une colonne d'environ 800 hommes de troupes de ligne ou gardes nationales, une demi-batterie et 100 chevaux du 13ème de hussards ; partie de Meaux le 19, sous les ordres de l'adjudant-commandant Noizet, avec un convoi de 80 voitures portant 100 mille rations de pain, de l'eau-de-vie et des effets militaires ; laquelle rendue le 21 à Sézanne, avait reçu l'ordre du Major-général d'y séjourner provisoirement ;
4° Les 8ème et 9ème régimens de marche de cavalerie ensemble près de 800 sabres, le premier parti de Versailles le 17, et se trouvant à La Ferté-Gaucher ; l'autre le 19, et couchant à Coulommiers ;
5° La division provisoire organisée à Meaux par le général Ledru-des-Essarts, forte d'environ 1500 hommes d'infanterie et de 450 chevaux ;
6° Le corps franc du colonel Simon, de 400 fantassins et de 40 lanciers battant la campagne aux environs de Coulommiers."
Koch écrit encore :
"Indépendamment de ces troupes qui se trouvaient, pour ainsi dire, sous la main des maréchaux, la division Alix et le comte Souham avec le noyau de la deuxième division de la réserve de Paris, renforcé du 4ème régiment de marche de cavalerie, par suite d'une disposition prescripte au Ministre de la guerre, s'étaient étendus assez inutilement derrière l'Yonne, d'Auxerre à Montereau, et tenaient paralysés 4500 fantassins, 500 cavaliers et 16 pièces de canon, à 15 myriamètres de la ligne d'opération.
Par une fatalité singulière, les maréchaux n'eurent aucun avis de la position de ces détachemens qui avaient la même destination qu'eux, et continuèrent seuls le 23 leur marche sur Châlons."
Le Petit Morin.
Eglise de Villevenard.
Le Petit Morin.