Partager l'article ! NESLES - LA - MONTAGNE ( Aisne ): L'abbé Boitel, dans son Histoire de Montmirail-en-Brie, écrit : "Du haut de la ...
L'abbé Boitel, dans son Histoire de Montmirail-en-Brie, écrit :
"Du haut de la côte de Nesle, Napoléon promène au loin ses regards. Quel spectacle déchirant se présente à lui ! Sa proie lui échappe. Ce qu'il avait prévu se réalise. Il aperçoit, vers Nogent-Artaud, le maréchal Macdonald, qui s'avance avec son petit corps d'armée. Mais qu'a-t-il-fait pour être si en retard ? Il s'est occupé, à La Ferté-sous-Jouarre, à réorganiser sa troupe avec les ressources qu'on lui avait envoyées de Meaux.
Le 12 ( février 1814 ), au matin, il s'est mis à remonter la Marne avec ses 6000 hommes, pour venir s'emparer du pont de Château-Thierry. Mais qu'elle est la douleur de Napoléon ! Il voit les Russes et les Prussiens qui arrivent sur le pont avant Macdonald. Le prince Guillaume de Prusse sort de Château-Thierry avec deux bataillons, pour protéger les fuyards. Napoléon envoie un bataillon de grenadiers de la garde, qui les rompt et les poursuit jusqu'au pont. Mais le prince brûle le pont pour se sauver. Les Français n'ont pu lui faire que 400 prisonniers.
Si Macdonald fût arrivé une heure plus tôt, s'il eut exécuté l'ordre qu'on lui avait donné, ni Russes ni Prussiens n'auraient pu échapper. Ils auraient été tous pris comme dans un filet. On vit plus tard les graves résultats de cette faute.
Les Prussiens, qui avaient eu le temps de franchir le pont, démasquent une batterie de 12 pièces sur la rive droite ; mais dont le feu est éteint sur les huit heures du soir.
Comme les eaux de la Marne sont fort hautes, l'armée française ne peut passer cette rivière et est obligée de s'arrêter sur ses bords."
Château-Thierry, vu depuis le village de Nesles-la-Montagne.
Les vignes de
Champagne.
CHÂTEAU-THIERRY.
Des images inoubliables transformées par la magie
de la photographie en cartes postales !