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La défaite oubliée

03 octobre 2009 : Deuxième excursion historique.

Nouvelle étape : CHATEAU-THIERRY, dans l'Aisne.

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Tous les chemins mènent à Fère Champenoise.

Le programme de la journée prévoyait, en premier lieu, la visite de Château-Thierry et du champ de bataille de 1814 situé au sud de la ville en direction de Montmirail et, en second lieu, la poursuite de notre découverte de Fère Champenoise.

De par ses monuments, de par ses vues tout à fait prenables en photographie, Château-Thierry a réussi le tour de force de nous détourner complétement de Fère Champenoise, pendant une bonne partie de la journée.

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Les témoins privilégiés des combats du 12 février 1814.

 
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Un arrêt prolongé dans le vieux château et sur les remparts qui dominent la ville.

 

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Nous faisons une longue visite des ruines de l'ancien château.

 

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De Reims, le 14 mars 1814, l'empereur Napoléon écrit au général Clarke, duc de Feltre, son ministre de la guerre, à Paris :

 

"En passant à Château-Thierry, j'ai vu un vieux château ruiné : je vous prie d'envoyer un officier du génie reconnaître cette masure, et voir s'il serait possible d'y placer trois ou quatre pièces de canon et 3 ou 400 hommes à l'abri d'un coup de main ; ce qui me donnerait la sûreté de ce pont sur la Marne. La position m'en a paru superbe ; mais je n'en ai pu faire le tour et je n'y suis pas monté. Si l'idée de mettre en état ce poste à Château-Thierry était praticable, on pourrait y placer un dépôt de munitions qui serait de trois jours plus près de nous."

 

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Depuis l'ancien château, un vaste panorama sur la ville.

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Les horreurs de la guerre de 1814 ne prirent malheureusement pas fin avec la victoire de Napoléon remportée le 12 février sur les corps ennemis de Sacken et de Yorck.

Dans son histoire de Château-Thierry, l'abbé Poquet écrit :

"Napoléon quitta Château-Thierry le 13, pour aller battre à Vauxchamps le général Blücher ; il ne resta dans la ville que 1000 hommes, sous le commandement du général Vincent, qui fit, ce jour-là même, une proclamation pour faire opérer la levée en masse pour repousser l'ennemi. Le 16, on organise la garde nationale ; la ville est en insurrection ; un corps de bourgeois fait la guerre de partisan avec une extrême habileté et un incroyable courage ; parmi eux se trouvait le fils d'un marchand de drap qui avait fait une campagne sous Ney. Le 17, la garde nationale se rend à Fère en Tardenois, pour chasser un parti ennemi ; n'ayant pu l'atteindre, elle revint à Château-Thierry le lendemain 18. Le 19, sur une nouvelle demande du maire de Fère, 50 gardes nationaux et 100 gardes d'honneur, commandés par le juge de paix, retournent à Fère, atteignent l'ennemi, lui font cinq prisonniers et quelques blessés. Trois gardes nationaux perdirent la vie dans cette échauffourée. Le 20, on voit passer à Château-Thierry beaucoup de prisonniers ennemis dirigés sur Paris.

Le 21, on apprend que le feld-maréchal Blücher, général en chef de l'armée de Silésie, défend, par une proclamation, aux individus non militaires de tirer sur les troupes, et menace de mettre tout à feu et à sang, si les Français persistaient à le faire. Vers le milieu de la journée, un parti de cosaques occupe Paroy, et pousse sa reconnaissance jusqu'au pont Neuf de Château-Thierry. Le général Vincent fait battre la générale, et se met aussitôt à leur poursuite avec les gardes d'honneur. Les habitans de Paroy tirent sur les cosaques, qui ensuite mettent le feu à ce hameau : presque toutes les maisons sont brûlées le lendemain. Crésancy éprouve le même sort ; ils prennent le maitre de poste, M. Fillette, pour le fusiller, et le laissent pour mort, atteint de plusieurs coups de feu et de lance ; ils mettent le feu sous le lit de sa femme, accouchée de la veille, et qui fut contrainte de se sauver."

Les malheurs de la guerre se poursuivirent jusqu'à la victoire finale des Alliés et le retour de la paix générale au cours du mois d'avril.

 




Published by Didier Simonnet et Eric Poisson - - La campagne de France

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La défaite oubliée

Histoire militaire de la France ; campagne de 1814 ( Fère-Champenoise, Saint-Jean-Les-Deux-Jumeaux, Trilport et Meaux ; cohortes de gardes nationaux et compagnies mobiles de canonniers garde-côtes de Napoléon ) ; bicentenaire de 1814 en Brie et en Champagne ; général Farine du Creux ( 1770-1833 ) ; bataille de la Marne de 1914 ( Marais de Saint-Gond ) ; centenaire de la Grande Guerre 1914-1918 ( Meaux et Chauconin-Neufmontiers ) ; campagnes de 1940 et de 1944-1945 ; service historique de la Défense ( SHD ) au château de Vincennes ( Val-de-Marne ) ; Santeny ( Val-de-Marne ) ; notre bonne ville de Yerres ( Essonne ).

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