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Depuis l'ancien château, un vaste panorama sur la ville.
Les horreurs de la guerre de 1814 ne prirent malheureusement pas fin avec la victoire de Napoléon remportée le 12 février sur les corps ennemis de Sacken et de Yorck.
Dans son histoire de Château-Thierry, l'abbé Poquet écrit :
"Napoléon quitta Château-Thierry le 13, pour aller battre à Vauxchamps le général Blücher ; il ne resta dans la ville que 1000 hommes, sous le commandement du général Vincent, qui fit, ce jour-là même, une proclamation pour faire opérer la levée en masse pour repousser l'ennemi. Le 16, on organise la garde nationale ; la ville est en insurrection ; un corps de bourgeois fait la guerre de partisan avec une extrême habileté et un incroyable courage ; parmi eux se trouvait le fils d'un marchand de drap qui avait fait une campagne sous Ney. Le 17, la garde nationale se rend à Fère en Tardenois, pour chasser un parti ennemi ; n'ayant pu l'atteindre, elle revint à Château-Thierry le lendemain 18. Le 19, sur une nouvelle demande du maire de Fère, 50 gardes nationaux et 100 gardes d'honneur, commandés par le juge de paix, retournent à Fère, atteignent l'ennemi, lui font cinq prisonniers et quelques blessés. Trois gardes nationaux perdirent la vie dans cette échauffourée. Le 20, on voit passer à Château-Thierry beaucoup de prisonniers ennemis dirigés sur Paris.
Le 21, on apprend que le feld-maréchal Blücher, général en chef de l'armée de Silésie, défend, par une proclamation, aux individus non militaires de tirer sur les troupes, et menace de mettre tout à feu et à sang, si les Français persistaient à le faire. Vers le milieu de la journée, un parti de cosaques occupe Paroy, et pousse sa reconnaissance jusqu'au pont Neuf de Château-Thierry. Le général Vincent fait battre la générale, et se met aussitôt à leur poursuite avec les gardes d'honneur. Les habitans de Paroy tirent sur les cosaques, qui ensuite mettent le feu à ce hameau : presque toutes les maisons sont brûlées le lendemain. Crésancy éprouve le même sort ; ils prennent le maitre de poste, M. Fillette, pour le fusiller, et le laissent pour mort, atteint de plusieurs coups de feu et de lance ; ils mettent le feu sous le lit de sa femme, accouchée de la veille, et qui fut contrainte de se sauver."
Les malheurs de la guerre se poursuivirent jusqu'à la victoire finale des Alliés et le retour de la paix générale au cours du mois d'avril.