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La défaite oubliée

  Vendredi 12 mars 2010, nouveau pélerinage à Sézanne.

 

  Avant de rejoindre la région parisienne, nous effectuons de nouveau quelques pas, à la nuit tombante, dans les rues bien tranquilles de cette cité champenoise.

 

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 Cimetière de Sézanne,

 monument commémoratif de la grande guerre 1914-1918.

 

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Dans sa notice historique et topographique sur la ville de Sézanne, publiée en 1837, Pierre François BROUARD écrit :

 

"En 1632, le 20 mai, jour de l'ascension, cette ville fut incendiée et presque totalement réduite en cendres avec trois de ses faubourgs. Le procès-verbal d'incendie, dressé par le sieur Nevelet d'Oches, trésorier de France de la généralité de Châlons, fait monter la ruine des maisons brûlées à plus de 1200, outre les églises et les édifices publics ; la perte, y compris les grains, vins, meubles, chevaux, bestiaux, marchandises et autres choses enveloppées dans l'incendie, à plus de quatre millions de livres ; il ajoute que pour rétablir les choses au même état qu'elles étaient auparavant, il en coûterait plus de sept à huit millions."

 

L'historien écrit un peu plus loin, à ce propos :

 

"Le cardinal de Richelieu, premier ministre de Louis XIII, et devant qui tout fléchissait, passant à Sézanne peu de temps après ce funeste accident, témoigna beaucoup de peine de son désastre, traita fort humainement ses habitans et les principaux officiers qui vinrent lui rendre leurs respects, et leur montra bientôt les effets de sa singulière bienveillance, en avançant l'exécution de la libéralité de sa majesté. Il était alors indisposé, mais ayant goûté la pureté de son air, il y voulut demeurer pendant quelques jours et y trouva le soulagement que l'art de ses médecins ne lui avait pu procurer.

Les secours se firent un peu attendre, mais le 20 janvier 1633, après avoir accordé une coupe de bois de construction dans les forêts royales, un arrêt du conseil du roi enjoignit à tous les habitans du ressort du baillage de Sézanne, et sous peine d'amende, à ceux qui auraient des charrettes et harnais, de faire un jour de chaque semaine le transport des bois accordés pour la reconstruction des maisons et bâtimens, et à l'égard des manoeuvres, de venir par corvées aider à relever et charger les décombres. Les nobles, les couvents, le clergé étaient exempts de toute charge, et cependant ils possédaient la presque totalité des terres et des revenus du pays. Tout le fardeau tomba sur le peuple. C'était là l'égalité de l'époque, pourtant la ville fut rebâtie sur un plan plus large que l'ancienne ; son étendue qui n'était que de 16 arpens avant l'incendie, fut portée alors jusqu'à 20 arpens.

Le gouvernement accorda aussi aux habitans la remise de leurs impôts pendant plusieurs années."

 

Brouard évoque bien entendu les maux de la vigne :

 

"En 1665, l'évêque de Troyes autorisa les pasteurs de Sézanne à exorciser les insectes connus sous le nom de ubéricots, urebecs ou hurebers, qui s'étaient multipliés et qui exerçaient de grands ravages dans les vignes, en se servant du formulaire adopté par l'évêque d'Auxerre en pareille circonstance.

L'exorcisme eut lieu dans les deux paroisses de Notre-Dame et de Saint-Denis, les 17, 18, 19 et 20 mai 1665, ainsi que le constate la déclaration du curé de Notre-Dame, consignée sur son registre.

Il nous semble que ce pasteur aurait dû faire connaître, en outre, l'effet produit par l'exorcisme. Nous savons seulement que les prières ont eu lieu, mais nous ignorons si elles ont été efficaces.

La même cérémonie s'est renouvelée de nos jours, M.Goffard étant curé de Sézanne. Il se transporta processionnellement, accompagné de son clergé et de ses paroissiens, dans diverses parties de vignes et exorcisa les hurebers qui avaient reparu en grand nombre.

Il est vrai de dire que l'on parvint à les détruire ; mais les mesures adoptées par l'autorité municipale y contribuèrent au moins pour beaucoup. Elle prescrivit d'en faire la recherche, de les ramasser avec leurs nids et oeufs, et de les brûler."

 

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L'historien Pierre François BROUARD écrit :

 

"M. Charles-Pierre Huguier, né le 18 septembre 1804 ( à Sézanne ), fils d'un patissier. Au sortir de ses classes qu'il commença au collège de Sézanne, il se livra avec toute l'ardeur de son âge à l'étude de la chirurgie et de la médecine. A peine entré à l'école, il sentit le besoin de redoubler d'efforts, et remporta en 1829 le premier prix ; en 1831, l'administration centrale des hôpitaux lui décerna la médaille d'or. Il fut ensuite nommé aide d'anatomie et prosecteur, et obtint avant l'âge de 30 ans, par l'ascendant seul de son génie, une chaire de professeur agrégé à la Faculté de Médecine. Ses connaissances profondes le firent nommer à l'unanimité chirurgien du bureau central des hôpitaux civils de Paris, à la suite d'un brillant concours ouvert en avril 1837. M. le docteur Huguier est un jeune médecin déjà riche d'expérience, et qui promet une haute célébrité, si des obstacles ne s'opposent point au développement des talens supérieurs qu'il a reçus de la nature et acquis par l'éducation."

 

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C'est au milieu de la plaine Champenoise que se dressent quelques collines isolées, buttes de la côte tertiaire.

 

A l'Est, le Mont Aimé, sanctuaire Druidique, les Romains s'y installèrent, et plus tard, un château fort fut édifié par la Comtesse Blanche de Champagne.

 

A l'Ouest de Fère-Champenoise, le Mont Aout ( 221 mètres ), avant dernière étape de notre voyage du 12 mars 2010, domine au Nord les Marais de Saint-Gond et au  Sud, la plaine qui s'étend entre Fère-Champenoise, Connantre et Sézanne.

 

Au sommet du Mont Aout fut installée l'une des bases hertziennes de l'Otan aujourd'hui désaffectée.

 

 

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Panorama au soleil couchant, vu depuis le Mont aout en direction de Mondement.

 

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Panorama depuis le Mont Aout côté Sud. Sucrerie de CONNANTRE.

 

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Descente du Mont Aout en direction de Broussy-le-Grand où nous rattrapons la route de Sézanne qui sera la dernière étape de notre voyage du 12 mars 2010. 

Le soleil est bien bas à présent.

 

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  Marais de Saint-Gond : 25 mars 1814.

 

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Les jeunes conscrits et gardes nationaux de 1814 ne recevaient pas toujours un uniforme et combattaient par conséquent le plus souvent en habits de paysans.

 

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 Les Marais de Saint-Gond gardent, de par leur existence, la mémoire collective de la Résistance française, lors des campagnes de France de 1814 et de 1914.

La République Française serait d'ailleurs bien inspirée d'élever, au coeur des Marais, un musée de la France combattante.

 

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Published by Didier Simonnet et Eric Poisson - - 1914 - 1918

Les Marais de Saint-Gond où règne la tranquillité ...

 

Début de la vallée du petit Morin.

  

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Les marais sont un lieu inhospitalier par nature qui se révèle pourtant très propice à la réflexion sur les événements dramatiques du 25 mars 1814.

 

Les stratégistes militaires ont regretté vivement que les maréchaux Marmont et Mortier n'aient pas rallié, à leurs petits corps d'armée, les détachements isolés autour d'eux. 

 

Dans ses Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814, Koch écrit :

 

"Avec une connaissance plus exacte des troupes éparses dans la contrée, les maréchaux ( Marmont et Mortier ) auraient pu, de Montmirail comme centre, se renforcer d'au moins 10 mille hommes, en retardant leur marche de 24 heures. En effet, les derniers échecs de l'Empereur sur l'Aube, avaient changé la ligne de communication, et il s'était accumulé aux environs de Sézanne plusieurs gros détachemens qui ne cherchaient que l'occasion de rejoindre avec sûreté." 

 

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Koch poursuit ainsi son récit :

 

"Ces détachemens étaient :

1° Les deux premières brigades de la division Pacthod, fortes d'environ 4000 hommes, laissées par le duc de Tarente ( Maréchal Macdonald ) le 18, à la garde des trois ponts de la Seine, et dirigées le 22 de Villenoxe sur Sézanne, où elles étaient arrivées le lendemain ;

2° La division du général Amey, d'environ 1800 hommes, que nous avons vu se porter malheureusement de St.-Saturnin sur Sézanne, au lieu d'escorter le parc qui fut pris à Sommepuis ;

3° Une colonne d'environ 800 hommes de troupes de ligne ou gardes nationales, une demi-batterie et 100 chevaux du 13ème de hussards ; partie de Meaux le 19, sous les ordres de l'adjudant-commandant Noizet, avec un convoi de 80 voitures portant 100 mille rations de pain, de l'eau-de-vie et des effets militaires ; laquelle rendue le 21 à Sézanne, avait reçu l'ordre du Major-général d'y séjourner provisoirement ;

4° Les 8ème et 9ème régimens de marche de cavalerie ensemble près de 800 sabres, le premier parti de Versailles le 17, et se trouvant à La Ferté-Gaucher ; l'autre le 19, et couchant à Coulommiers ;

5° La division provisoire organisée à Meaux par le général Ledru-des-Essarts, forte d'environ 1500 hommes d'infanterie et de 450 chevaux ;

6° Le corps franc du colonel Simon, de 400 fantassins et de 40 lanciers battant la campagne aux environs de Coulommiers."

 

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Koch écrit encore :

 

"Indépendamment de ces troupes qui se trouvaient, pour ainsi dire, sous la main des maréchaux, la division Alix et le comte Souham avec le noyau de la deuxième division de la réserve de Paris, renforcé du 4ème régiment de marche de cavalerie, par suite d'une disposition prescripte au Ministre de la guerre, s'étaient étendus assez inutilement derrière l'Yonne, d'Auxerre à Montereau, et tenaient paralysés 4500 fantassins, 500 cavaliers et 16 pièces de canon, à 15 myriamètres de la ligne d'opération.

Par une fatalité singulière, les maréchaux n'eurent aucun avis de la position de ces détachemens qui avaient la même destination qu'eux, et continuèrent seuls le 23 leur marche sur Châlons."

 

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Le Petit Morin.

 

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Eglise de Villevenard.

 

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Le Petit Morin.

 

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Published by Didier Simonnet et Eric Poisson - - Fère-Champenoise 1814

Mondement.

 

Monument national de la victoire de la Marne, en 1914.

 

Nous avons quitté momentanément les marais de Saint-Gond pour prendre de la hauteur, dominer une partie de la plaine en direction de Fère-Champenoise et réfléchir, à l'ombre de l'imposant monument de la Grande Guerre, aux désastres du 25 mars 1814.

 

A la réflexion, le maréchal Marmont aurait été bien inspiré de regrouper toutes les troupes isolées à Sézanne, couvertes au nord par les marais de Saint-Gond et le plateau de Mondement et au sud par la forêt de Traconne.

 

A ce propos, les historiens militaires affirment volontiers qu'en s'aventurant dans les plaines champenoises, le maréchal Marmont a perdu bêtement la moitié de ses troupes le 25 mars 1814, rendu totalement impossible une retraite maîtrisée de position en position jusqu'aux abords de Paris et, bien entendu, le retour à temps de Napoléon dans sa capitale pour prendre le commandement direct de sa défense.

 

L'historien Henry Houssaye, qui ne manque pas de ressource intellectuelle, fait une critique différente du commandement de Marmont :

 

"On a imputé à Marmont les malheurs de la journée de Fère-Champenoise. S'il avait marché plus vite en quittant Fismes, a-t-on dit, il aurait pu opérer sa jonction avec l'empereur, et puisqu'il avait perdu tant de temps, du moins aurait-il dû se porter sur Sézanne au lieu de s'aventurer vers Soudé. A Sézanne, il se fût renforcé des 6000 hommes des généraux Pacthod, Amey et Compans, et il eût très vraisemblablement évité un combat contre les armées alliées. Ces reproches sont peu fondés. Marmont ne pouvait savoir qu'il y eût trois divisions françaises à Sézanne, et d'autre part ses troupes firent plus de trente lieues du 21 au 24 mars. Ce n'est point de la lenteur de sa marche qu'il faut accuser le duc de Raguse ( Marmont ), c'est de la mauvaise direction de cette marche. Là est l'immense faute, à mieux dire l'erreur fatale de Marmont. Si au lieu de se guider sur un ordre, d'ailleurs sujet à interprétation, du major-général ( le maréchal Berthier ), Marmont eût réglé ses mouvements d'après ceux de l'ennemi, il se fût porté le 18 mars à Reims, en place de se porter à Fismes. Les avants-gardes de l'armée de Silésie, arrêtées ainsi devant Reims jusqu'au 21, et contenues ensuite dans leur marche par Marmont et Mortier, qui se fussent repliés sur Châlons, n'auraient pu arriver que le soir du 23 vers les sources de la Somme-Soude. Quelles conséquences ! Le 23 mars, le conseil de guerre des Alliés, ignorant l'approche des troupes de Blücher, n'aurait pas pris le parti de diriger l'armée vers Châlons. On se fût donc résolu soit à suivre l'Empereur au delà de la Marne, manoeuvre à laquelle Napoléon voulait amener l'ennemi, soit à se retirer sans combat sur Langres, retraite qui selon les historiens russes et allemands ne se fût arrêtée qu'au Rhin. En tout cas, les Coalisés n'auraient pas entrepris si tôt leur marche sur Paris. Il y a rarement de petites causes à de grands effets ; mais, à la guerre, ce n'est pas une petite cause qu'un faux mouvement."   

 

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Published by Didier Simonnet et Eric Poisson - - 1914 - 1918

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VILLEVENARD.

 

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  Le village de Baye est situé sur la route de REIMS à SEZANNE, proche de la vallée du Petit Morin.

 

  Baye et son château font partie intégrante de l'histoire de la Campagne de France de 1814.

 

  Le 10 février, au cours de la bataille de Champaubert, les fantassins de la brigade Fournier ( division Ricard ) reprirent le village occupé par les troupes russes du corps d'Alsusiew.

   

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Le château date des XIIème, XVIIème et XVIIIème siècles. 

De la forteresse médiévale, il ne subsiste que les deux tours.

 

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L'église de BAYE.

 

Inspiré par le livre de Jacqueline Touchais-Yanca et René Guyot :

" La Marne à la pointe du crayon " par Emile Louis Gastebois, dessinateur-lithographe sézannais ( 1853-1882 ), je me suis laissé aller à réaliser ce petit croquis de l'église de Baye ainsi que de sa gare située un peu plus loin.

 

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La gare de BAYE.

 

Le village était autrefois ( jusqu'en 1937 ) desservi par un chemin de fer d'intérêt local à voie métrique.

 

Il s'agissait de la ligne de Montmirail à Epernay exploitée par la compagnie des chemins de fer de la banlieue de Reims ( C.B.R ), et créée par le Baron Edouard Louis Joseph Empain ( 1852-1929 ).

 

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Avec un peu d'imagination et une mine de crayon, il est parfois facile de recréer une ambiance disparue.

 

Un train en provenance d' Epernay, tracté par une locomotive Corpet-Louvet, s'arrête quelques instants en gare de BAYE avant de poursuivre son voyage vers Montmirail.

 

C. B. R., les Chemins de fer de la Banlieue de Reims

 

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Détail d'une carte routière d'avant 1940 retraçant le parcours de la voie ferrée sur la commune de BAYE.

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12 mars 2010.

 

Nos périples ne cessent pas de croiser les routes de nos précédents voyages.

 

CHAMPAUBERT est une fois de plus sur notre chemin.

 

Depuis MONTMORT-LUCY, nous nous rendons à BAYE.

 

A CHAMPAUBERT, la colonne commémorative de la bataille du 10 février 1814 se dresse au carrefour des routes de MONTMIRAIL à CHALONS-SUR-MARNE et de REIMS à SEZANNE.

 

Un nouvel arrêt s'impose car, depuis notre premier voyage du 19 septembre 2009, une nouvelle plaque commémorative a été apposée par les APN ( Amis du Patrimoine Napoléonien ), sur la façade de la maison bleue ( ou maison au boulet ), dans laquelle Napoléon 1er s'établit le soir de la victoire de CHAMPAUBERT.

 

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Après Champaubert, nous continuons notre chemin à travers l'histoire.

Prochaine étape : La petite commune de Baye, située sur la route de Sézanne.

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La défaite oubliée

Histoire militaire de la France ; campagne de 1814 ( Fère-Champenoise, Saint-Jean-Les-Deux-Jumeaux, Trilport et Meaux ; cohortes de gardes nationaux et compagnies mobiles de canonniers garde-côtes de Napoléon ) ; bicentenaire de 1814 en Brie et en Champagne ; général Farine du Creux ( 1770-1833 ) ; bataille de la Marne de 1914 ( Marais de Saint-Gond ) ; centenaire de la Grande Guerre 1914-1918 ( Meaux et Chauconin-Neufmontiers ) ; campagnes de 1940 et de 1944-1945 ; service historique de la Défense ( SHD ) au château de Vincennes ( Val-de-Marne ) ; Santeny ( Val-de-Marne ) ; notre bonne ville de Yerres ( Essonne ).

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