Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 15:21

Nous quittons Condé-en-Brie afin de rejoindre Orbais-l'Abbaye.

Orbais-l'Abbaye, au coeur de la Champagne boisée, la Brie des étangs au paysage verdoyant.

Un bourg paisible situé dans la vallée du Surmelin où, de trés loin, nous apercevons la flèche de l'église de cette ancienne Abbaye Bénédictine fondée au XIIème siècle par un archevêque de Reims, Saint Réol.

Jean d'Orbais, architecte de la cathédrale de Reims, a fait édifier l'église à la fin du XIIème siècle.

Sur les 8 nefs d'origines, seules 2 subsistent aujourd'hui.

Les premières destructions auraient étés commises, lors de la guerre de Cent Ans.

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Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : Villes et villages de France. - Communauté : France:nos plus beaux villages
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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 16:01

 Située dans la vallée du Surmelin, Montmort-Lucy possède un imposant château, appartenant à la famille de Hangest et aux Sully depuis 400 ans.

 

 C'est une proéminente demeure bâtie au XVI ème siècle sur les fondations d'une forteresse datant du XII ème siècle.

 

 Victor Hugo, de passage à Montmort  en 1838, décrivit le château, dans son livre : Le Rhin ( lettre à un ami : 1841 ), comme un ravissant tohu-bohu de tourelles, de girouettes, de pignons, de lucarnes et de cheminées.

 

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Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : Villes et villages de France. - Communauté : Carnets-de-voyages
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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 16:47

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12 mars 2010.

 

Nos périples ne cessent pas de croiser les routes de nos précédents voyages.

 

CHAMPAUBERT est une fois de plus sur notre chemin.

 

Depuis MONTMORT-LUCY, nous nous rendons à BAYE.

 

A CHAMPAUBERT, la colonne commémorative de la bataille du 10 février 1814 se dresse au carrefour des routes de MONTMIRAIL à CHALONS-SUR-MARNE et de REIMS à SEZANNE.

 

Un nouvel arrêt s'impose car, depuis notre premier voyage du 19 septembre 2009, une nouvelle plaque commémorative a été apposée par les APN ( Amis du Patrimoine Napoléonien ), sur la façade de la maison bleue ( ou maison au boulet ), dans laquelle Napoléon 1er s'établit le soir de la victoire de CHAMPAUBERT.

 

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Après Champaubert, nous continuons notre chemin à travers l'histoire.

Prochaine étape : La petite commune de Baye, située sur la route de Sézanne.

Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : Campagne de France 1814 - Communauté : Histoire Géographie
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Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 15:43

  Le village de Baye est situé sur la route de REIMS à SEZANNE, proche de la vallée du Petit Morin.

 

  Baye et son château font partie intégrante de l'histoire de la Campagne de France de 1814.

 

  Le 10 février, au cours de la bataille de Champaubert, les fantassins de la brigade Fournier ( division Ricard ) reprirent le village occupé par les troupes russes du corps d'Alsusiew.

   

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Le château date des XIIème, XVIIème et XVIIIème siècles.

De la forteresse médiévale, il ne subsiste que les deux tours.

 

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L'église de BAYE.

 

Inspiré par le livre de Jacqueline Touchais-Yanca et René Guyot :

" La Marne à la pointe du crayon " par Emile Louis Gastebois, dessinateur-lithographe sézannais ( 1853-1882 ), je me suis laissé aller à réaliser ce petit croquis de l'église de Baye ainsi qu'un peu plus loin, de sa gare.

 

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La gare de BAYE.

 

Le village était autrefois ( jusqu'en 1937 ) desservi par un chemin de fer d'intérêt local à voie métrique.

 

Il s'agissait de la ligne de Montmirail à Epernay exploitée par la compagnie des chemins de fer de la banlieue de Reims ( C.B.R ), et créée par le Baron Edouard Louis Joseph Empain ( 1852-1929 ).

 

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Avec un peu d'imagination et une mine de crayon, il est parfois facile de recréer une ambiance disparue.

 

Un train en provenance d' Epernay, tracté par une locomotive Corpet-Louvet, s'arrête quelques instants en gare de BAYE avant de poursuivre son voyage vers Montmirail.

 

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Détail d'une carte routière d'avant 1940 retraçant le parcours de la voie ferrée sur la commune de BAYE.

Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : Campagne de France 1814 - Communauté : France:nos plus beaux villages
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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /Mai /2010 12:11

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Le 25 mars 1814, les gardes nationaux commandés par le général Pacthod étaient cernés de tous les côtés par les cavaliers ennemis des armées de Silésie et de Bohême, dans la plaine située au nord est de Fère-Champenoise.

 

Ils avaient longtemps espéré rejoindre les petits corps d'armée des maréchaux Marmont et Mortier à Fère-Champenoise mais, arrivés près des hauteurs de cette ville, ils eurent à souffrir du feu des canons russes.

 

L'historien Henry Houssaye écrit à ce propos :

 

"La retraite sur Fère devenait impossible. Pacthod prit le parti de dégager sa droite par un effort vigoureux et de gagner les marais de Saint-Gond. S'il pouvait les atteindre, il défierait toutes les attaques de la cavalerie. Les Français ayant perdu plus d'un tiers de leur effectif et ne formant plus que quatre carrés ( trois des six carrés réduits à un trop petit nombre de baïonnettes s'étaient fondus en un seul ) se mirent stoïquement en marche dans la nouvelle direction. Encore une fois ils percèrent la masse des chevaux."

 

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Henry Houssaye poursuit ainsi son récit :

 

"A chaque pas qu'ils faisaient, cette masse grossissait autour d'eux. Aux 4000 cavaliers de Korff et aux 1500 Cosaques de Karpow s'étaient joints successivement les 2500 hussards et dragons de Wassilitchikoff, et les 1600 cuirassiers de Kretow. Arrivaient maintenant à la rescousse les trois régiments de cavalerie légère de la garde russe, la division de hussards de Pahlen, la division de cuirassiers de la garde russe de Depréradowitsch, la brigade de cavalerie de la garde prussienne, les huit régiments de cuirassiers autrichiens de Nostitz, enfin les chevaliers-gardes avec le grand-duc Constantin. Il y avait là vingt mille cavaliers. Les Français n'étaient plus même trois mille. "Nos troupes, dit le général Delort, n'en marchaient que plus serrées et plus fièrement, comme si leur énergie s'accrût à proportion des périls." On fit encore six kilomètres dans cette tempête de chevaux. L'ennemi n'arrêtait ses charges que pour permettre aux batteries de mitrailler ces intrépides bataillons."  

 

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"Un seul carré, démoli par les boulets, fut enfoncé. Les hommes continuèrent à se défendre ; ils furent presque tous sabrés. Les trois autres carrés allaient atteindre les marais, lorsque le général Dépréradowitsch, qui les avait facilement devancés vers Bannes avec un régiment de cuirassiers et une partie des batteries de réserve, les arrêta net par le feu de quarante-huit pièces de canon." ( Henry Houssaye )  

 

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"Les soldats ne voulaient point se rendre, mais Pacthod pensa qu'après une résistance si longue et si valeureuse, son devoir de commandant en chef lui imposait d'épargner ce qui restait de ses hommes. Il sortit de son carré et s'avança fièrement, le bras droit brisé par une balle tombant inerte et ensanglanté le long du corps, au-devant d'un nouveau parlementaire, le colonel de Thiele : " - Rendez-vous, mon général, lui cria Thiele : je vous en supplie. Vous êtes cerné de tous côtés.""-Je ne parlemente pas sous le feu des batteries, répondit froidement Pacthod. Faites cesser votre feu, je ferai cesser le mien." L'artillerie russe s'étant sur ce point arrêtée de tirer, Pacthod rendit son épée. Peu après, le carré du général Delort, battu à mitraille sur ses quatre faces, ayant épuisé toutes ses cartouches et ayant repoussé plusieurs charges à la baïonnette sans tirer un seul coup de feu, mit bas les armes. Le dernier carré résistait encore. Une nouvelle volée de boulets ouvrit une brèche dans ces murailles vivantes ; la cavalerie y entra, sabrant les soldats désunis qui se défendaient corps à corps et tâchaient de se frayer passage jusqu'aux marais de Saint-Gond. Cinq cents environ purent s'échapper." ( Henry Houssaye )

 

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"Après le combat, les souverains ( le czar de Russie et le roi de Prusse ) se firent présenter les généraux prisonniers : Amey, Delort, Bonté, Janin, Thévenet et Pacthod ; ces deux derniers étaient blessés. Le czar loua chaleureusement les généraux pour leur héroïque défense, et ordonna qu'on leur rendit leur épée et leurs chevaux." ( Henry Houssaye )

 

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"De ces 4300 hommes qui avaient fait sept lieues en combattant contre 5000, puis contre 10000, puis contre 20000 cavaliers, que secondait une artillerie formidable, 500 avaient pu gagner les marais, 1500, un grand nombre blessés, s'étaient rendus après une résistance désespérée, plus de 2000 étaient tombés sur le champ de bataille." ( Henry Houssaye ) 

 

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Henry Houssaye cite à propos le général Delort :

 

"Il n'est personne qui n'ait fait au delà de ce que prescrit l'honneur, mais je ne saurais trouver d'expression pour rendre témoignage aux gardes nationales. L'épithète de braves et d'héroïques est sans force et sans énergie pour donner l'idée précise de leur conduite. C'est la valeur la plus impassible en même temps qu'elle est la plus énergiquement active, selon qu'il faut recevoir la mort sans chercher à l'éviter ou conserver la vie pour prouver qu'on sait la défendre."

 

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La version des événements proposés par Henry Houssaye appartient à une littérature historique qui exaltait le sentiment national et enflammait les imaginations à la fin du XIXème siècle au détriment quelquefois de la vérité historique.

 

C'est pourquoi nous préférons le récit donné par le commandant Weil ( 1845-1924 ) dans son ouvrage magistral intitulé : La campagne de 1814 ( d'après les documents des Archives impériales et royales de la guerre à Vienne ), La cavalerie des armées alliées pendant la campagne de 1814.

 

Il nous semble, en effet, plus proche de la réalité historique pour les motifs suivants :

. Les Français marquent le pas de la sortie d'Ecury-le-Repos jusqu'à l'approche des hauteurs de Fère-Champenoise : "Malgré les pertes qu'il avait subies en route, bien qu'il eut semé pas mal de monde sur son chemin, il ( le général Pacthod ) n'en avait pas moins réussi à atteindre entre 2 et 3 heures de l'après-midi Ecury-le-Repos sans qu'aucun de ses carrés eût été entamé." ; "A 5 heures, les débris de ces deux héroïques divisions ( Pacthod et Amey ) étaient arrivés à une demi-lieue environ de Fère-Champenoise." ( Weil )

Les Français ont parcouru tout au plus un kilomètre d'Ecury-le-Repos vers Fère-Champenoise, pendant un temps compris entre deux et trois heures.

 

. L'artillerie russe du colonel Markoff postée sur les hauteurs de Fère-Champenoise est une batterie à cheval qui peut occuper simultanément ou successivement des positions très avantageuses pour canonner les carrés français confinés dans le couloir de la mort, le couloir de plaine descendant vers les marais de Saint-Gond, entre Ecury-le-Repos, Morains-le-Petit, Aulnay-aux-Planches et les hauteurs de Fère-Champenoise ( mont-Hubert et chemin de traverse à la cote 167 ). La cavalerie et l'artillerie russes manoeuvrent donc sur un terrain qui leur est très favorable.

Le commandant Weil décrit fort bien la destruction rapide des carrés restants lorsqu'ils prirent la direction des marais de Saint-Gond :

"Un des quatre carrés français, criblé par les boulets de l'artillerie de Wassiltchikoff et de Markoff et presque entièrement détruit, est bientôt hors d'état de continuer la lutte et les quelques hommes qui restent encore debout sont obligés de déposer les armes. Le général Borosdin, à la tête des régiments de dragons de la Nouvelle-Russie et de Kargopol ( division du général Korff ) charge un deuxième carré, l'enfonce, le culbute et enlève quatre canons. Les débris de ce carré groupés autour du général Pacthod rejoignirent à grand'peine les deux derniers carrés qui, battus par la mitraille et perdant du monde à chaque pas, se réunirent en une seule masse et continuèrent leur retraite vers les marais."

 

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. Les Français se dirigeaient vers les marais de Saint-Gond, plus étendus à l'époque des faits, qu'aujourd'hui.

Après 1814, ils ont été effectivement considérablement asséchés pour le plus grand profit de l'agriculture.

Le dernier carré de la garde nationale avançait pas à pas vers les marais, donc vers le nord, pour y trouver refuge. C'est la raison pour laquelle le général Depreradovitch positionna ses troupes, les chevaliers-gardes et quatre pièces d'artillerie à cheval, entre Aulnay-aux-Planches et Morains-le-Petit, pour lui en interdire l'accès. L'action conjuguée de la cavalerie et de l'artillerie mit fin à la résistance du dernier carré.

"Transporté d'enthousiasme et profondément ému par tant de courage, l'empereur Alexandre, sourd aux représentations de ses officiers, pénétra lui-même avec son escorte dans le carré afin de mettre un terme au carnage et de sauver les braves qui avaient survécu." ( Weil )

"Des deux divisions des généraux Pacthod et Amey, ce fut à peine si quelques hommes réussirent à échapper et parvinrent, grâce aux ténèbres, à gagner les marais de Saint-Gond." ( Weil )

Pour l'historien Henry Houssaye, 500 hommes étaient parvenus à  se réfugier dans les marais !

Ainsi, les chiffres donnés par deux éminents historiens, Houssaye et Weil, varient non pas du simple au double mais précisément du simple au centuple !

Les gardes nationaux ont parcouru un kilomètre tout au plus de l'endroit où ils ont quitté le chemin de Fère-Champenoise à la dernière position la plus vraisemblable du dernier carré.

Nous sommes bien loin des six kilomètres parcourus jusqu'aux abords de Bannes !  Le commandant Weil ne tient d'ailleurs aucun compte de ces six kilomètres qui auraient obligé les gardes nationaux à cheminer en dehors et le long des marais et à prendre la direction de l'ouest.

Pourquoi prendre la direction de Bannes alors que les marais étaient accessibles entre Aulnay-aux-Planches et Morains-le-Petit ?

Pourquoi rallonger inutilement la retraite de l'infanterie française sur un terrain très favorable à l'action conjuguée de l'artillerie à cheval et de la cavalerie ennemies ?

  

. Il est vrai qu'en descendant vers Aulnay-aux-Planches, les gardes nationaux se rapprochaient effectivement de Bannes, et qu'en se repliant à Allemant, le maréchal Marmont a donné le sentiment de vouloir récupérer les débris des divisions Pacthod et Amey.

Il n'en reste pas moins que les carrés de gardes nationaux se protègeaient mutuellement dans leur marche et que les débris d'un carré enfoncé par la cavalerie russe pouvaient non sans mal se réfugier dans un autre carré encore intact.

La fraternité des combattants français aurait été fragilisée immédiatement par l'éloignement d'un carré vers Bannes ( à l'ouest ) alors que les autres carrés auraient continué à cheminer vers Aulnay-aux Planches ( au nord ).

La solidarité entre frères d'armes à l'épreuve commune du feu aurait été alors rompue.

C'est pourquoi nous adhérons pleinement à la thèse du commandant Weil, à propos du dernier carré de la Garde Nationale. 

 

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Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : Bataille de Fère-Champenoise 25 mars 1814 - Communauté : Patrimoines de l'humanité
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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /Mai /2010 12:58

Mondement.

 

Monument national de la victoire de la Marne, en 1914.

 

Nous avons quitté momentanément les marais de Saint-Gond pour prendre de la hauteur, dominer une partie de la plaine en direction de Fère-Champenoise et réfléchir, à l'ombre de l'imposant monument de la Grande Guerre, aux désastres du 25 mars 1814.

 

A la réflexion, le maréchal Marmont aurait été bien inspiré de regrouper toutes les troupes isolées à Sézanne, couvertes au nord par les marais de Saint-Gond et le plateau de Mondement et au sud par la forêt de Traconne.

 

A ce propos, les historiens militaires affirment volontiers qu'en s'aventurant dans les plaines champenoises, le maréchal Marmont a perdu bêtement la moitié de ses troupes le 25 mars 1814, rendu totalement impossible une retraite maîtrisée de position en position jusqu'aux abords de Paris et, bien entendu, le retour à temps de Napoléon dans sa capitale pour prendre le commandement direct de sa défense.

 

L'historien Henry Houssaye, qui ne manque pas de ressource intellectuelle, fait une critique différente du commandement de Marmont :

 

"On a imputé à Marmont les malheurs de la journée de Fère-Champenoise. S'il avait marché plus vite en quittant Fismes, a-t-on dit, il aurait pu opérer sa jonction avec l'empereur, et puisqu'il avait perdu tant de temps, du moins aurait-il dû se porter sur Sézanne au lieu de s'aventurer vers Soudé. A Sézanne, il se fût renforcé des 6000 hommes des généraux Pacthod, Amey et Compans, et il eût très vraisemblablement évité un combat contre les armées alliées. Ces reproches sont peu fondés. Marmont ne pouvait savoir qu'il y eût trois divisions françaises à Sézanne, et d'autre part ses troupes firent plus de trente lieues du 21 au 24 mars. Ce n'est point de la lenteur de sa marche qu'il faut accuser le duc de Raguse ( Marmont ), c'est de la mauvaise direction de cette marche. Là est l'immense faute, à mieux dire l'erreur fatale de Marmont. Si au lieu de se guider sur un ordre, d'ailleurs sujet à interprétation, du major-général ( le maréchal Berthier ), Marmont eût réglé ses mouvements d'après ceux de l'ennemi, il se fût porté le 18 mars à Reims, en place de se porter à Fismes. Les avants-gardes de l'armée de Silésie, arrêtées ainsi devant Reims jusqu'au 21, et contenues ensuite dans leur marche par Marmont et Mortier, qui se fussent repliés sur Châlons, n'auraient pu arriver que le soir du 23 vers les sources de la Somme-Soude. Quelles conséquences ! Le 23 mars, le conseil de guerre des Alliés, ignorant l'approche des troupes de Blücher, n'aurait pas pris le parti de diriger l'armée vers Châlons. On se fût donc résolu soit à suivre l'Empereur au delà de la Marne, manoeuvre à laquelle Napoléon voulait amener l'ennemi, soit à se retirer sans combat sur Langres, retraite qui selon les historiens russes et allemands ne se fût arrêtée qu'au Rhin. En tout cas, les Coalisés n'auraient pas entrepris si tôt leur marche sur Paris. Il y a rarement de petites causes à de grands effets ; mais, à la guerre, ce n'est pas une petite cause qu'un faux mouvement."   

 

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Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : Bataille de Fère-Champenoise 25 mars 1814 - Communauté : Patrimoines de l'humanité
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Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /Mai /2010 14:29

Les Marais de Saint-Gond où règne la tranquillité ...

 

Début de la vallée du petit Morin.

  

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Les marais sont un lieu inhospitalier par nature qui se révèle pourtant très propice à la réflexion sur les événements dramatiques du 25 mars 1814.

 

Les stratégistes militaires ont regretté vivement que les maréchaux Marmont et Mortier n'aient pas rallié, à leurs petits corps d'armée, les détachements isolés autour d'eux. 

 

Dans ses Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814, Koch écrit :

 

"Avec une connaissance plus exacte des troupes éparses dans la contrée, les maréchaux ( Marmont et Mortier ) auraient pu, de Montmirail comme centre, se renforcer d'au moins 10 mille hommes, en retardant leur marche de 24 heures. En effet, les derniers échecs de l'Empereur sur l'Aube, avaient changé la ligne de communication, et il s'était accumulé aux environs de Sézanne plusieurs gros détachemens qui ne cherchaient que l'occasion de rejoindre avec sûreté." 

 

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Koch poursuit ainsi son récit :

 

"Ces détachemens étaient :

1° Les deux premières brigades de la division Pacthod, fortes d'environ 4000 hommes, laissées par le duc de Tarente ( Maréchal Macdonald ) le 18, à la garde des trois ponts de la Seine, et dirigées le 22 de Villenoxe sur Sézanne, où elles étaient arrivées le lendemain ;

2° La division du général Amey, d'environ 1800 hommes, que nous avons vu se porter malheureusement de St.-Saturnin sur Sézanne, au lieu d'escorter le parc qui fut pris à Sommepuis ;

3° Une colonne d'environ 800 hommes de troupes de ligne ou gardes nationales, une demi-batterie et 100 chevaux du 13ème de hussards ; partie de Meaux le 19, sous les ordres de l'adjudant-commandant Noizet, avec un convoi de 80 voitures portant 100 mille rations de pain, de l'eau-de-vie et des effets militaires ; laquelle rendue le 21 à Sézanne, avait reçu l'ordre du Major-général d'y séjourner provisoirement ;

4° Les 8ème et 9ème régimens de marche de cavalerie ensemble près de 800 sabres, le premier parti de Versailles le 17, et se trouvant à La Ferté-Gaucher ; l'autre le 19, et couchant à Coulommiers ;

5° La division provisoire organisée à Meaux par le général Ledru-des-Essarts, forte d'environ 1500 hommes d'infanterie et de 450 chevaux ;

6° Le corps franc du colonel Simon, de 400 fantassins et de 40 lanciers battant la campagne aux environs de Coulommiers."

 

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Koch écrit encore :

 

"Indépendamment de ces troupes qui se trouvaient, pour ainsi dire, sous la main des maréchaux, la division Alix et le comte Souham avec le noyau de la deuxième division de la réserve de Paris, renforcé du 4ème régiment de marche de cavalerie, par suite d'une disposition prescripte au Ministre de la guerre, s'étaient étendus assez inutilement derrière l'Yonne, d'Auxerre à Montereau, et tenaient paralysés 4500 fantassins, 500 cavaliers et 16 pièces de canon, à 15 myriamètres de la ligne d'opération.

Par une fatalité singulière, les maréchaux n'eurent aucun avis de la position de ces détachemens qui avaient la même destination qu'eux, et continuèrent seuls le 23 leur marche sur Châlons."

 

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Le Petit Morin.

 

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Eglise de Villevenard.

 

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Le Petit Morin.

 

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Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : Bataille de Fère-Champenoise 25 mars 1814 - Communauté : LE COIN DES CLIC-MANIAQUES
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Jeudi 20 mai 2010 4 20 /05 /Mai /2010 23:17

 Les Marais de Saint-Gond gardent, de par leur existence, la mémoire collective de la Résistance française, lors des campagnes de France de 1814 et de 1914.

La République Française serait d'ailleurs bien inspirée d'élever, au coeur des Marais, un musée de la France combattante.

 

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Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : Bataille de Fère-Champenoise 25 mars 1814 - Communauté : Histoire Géographie
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Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 13:38

  Marais de Saint-Gond : 25 mars 1814.

 

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Les jeunes conscrits et gardes nationaux de 1814 ne recevaient pas toujours un uniforme et combattaient par conséquent le plus souvent en habits de paysans.

 

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Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : Bataille de Fère-Champenoise 25 mars 1814 - Communauté : Passion Histoire
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Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /Mai /2010 14:40

C'est au milieu de la plaine Champenoise que se dressent quelques collines isolées, buttes de la côte tertiaire.

 

A l'Est, le Mont Aimé, sanctuaire Druidique, les Romains s'y installèrent, et plus tard, un château fort fut édifié par la Comtesse Blanche de Champagne.

 

A l'Ouest de Fère-Champenoise, le Mont Aout ( 221 mètres ), avant dernière étape de notre voyage du 12 mars 2010, domine au Nord les Marais de Saint-Gond et au  Sud, la plaine qui s'étend entre Fère-Champenoise, Connantre et Sézanne.

 

Au sommet du Mont Aout fut installée l'une des bases hertziennes de l'Otan aujourd'hui désaffectée.

 

 

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Panorama au soleil couchant, vu depuis le Mont aout en direction de Mondement.

 

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Panorama depuis le Mont Aout côté Sud. Sucrerie de CONNANTRE.

 

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Descente du Mont Aout en direction de Broussy-le-Grand où nous rattrapons la route de Sézanne qui sera la dernière étape de notre voyage du 12 mars 2010. 

Le soleil est bien bas à présent.

 

Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : Campagne de France 1814 - Communauté : Carnets-de-voyages
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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 15:25

  Vendredi 12 mars 2010, nouveau pélerinage à Sézanne.

 

  Avant de rejoindre la région parisienne, nous effectuons de nouveau quelques pas, à la nuit tombante, dans les rues bien tranquilles de cette cité champenoise.

 

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 Cimetière de Sézanne,

 monument commémoratif de la grande guerre 1914-1918.

  

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Dans sa notice historique et topographique sur la ville de Sézanne, publiée en 1837, Pierre François BROUARD écrit :

 

"En 1632, le 20 mai, jour de l'ascension, cette ville fut incendiée et presque totalement réduite en cendres avec trois de ses faubourgs. Le procès-verbal d'incendie, dressé par le sieur Nevelet d'Oches, trésorier de France de la généralité de Châlons, fait monter la ruine des maisons brûlées à plus de 1200, outre les églises et les édifices publics ; la perte, y compris les grains, vins, meubles, chevaux, bestiaux, marchandises et autres choses enveloppées dans l'incendie, à plus de quatre millions de livres ; il ajoute que pour rétablir les choses au même état qu'elles étaient auparavant, il en coûterait plus de sept à huit millions."

 

L'historien écrit un peu plus loin, à ce propos :

 

"Le cardinal de Richelieu, premier ministre de Louis XIII, et devant qui tout fléchissait, passant à Sézanne peu de temps après ce funeste accident, témoigna beaucoup de peine de son désastre, traita fort humainement ses habitans et les principaux officiers qui vinrent lui rendre leurs respects, et leur montra bientôt les effets de sa singulière bienveillance, en avançant l'exécution de la libéralité de sa majesté. Il était alors indisposé, mais ayant goûté la pureté de son air, il y voulut demeurer pendant quelques jours et y trouva le soulagement que l'art de ses médecins ne lui avait pu procurer.

Les secours se firent un peu attendre, mais le 20 janvier 1633, après avoir accordé une coupe de bois de construction dans les forêts royales, un arrêt du conseil du roi enjoignit à tous les habitans du ressort du baillage de Sézanne, et sous peine d'amende, à ceux qui auraient des charrettes et harnais, de faire un jour de chaque semaine le transport des bois accordés pour la reconstruction des maisons et bâtimens, et à l'égard des manoeuvres, de venir par corvées aider à relever et charger les décombres. Les nobles, les couvents, le clergé étaient exempts de toute charge, et cependant ils possédaient la presque totalité des terres et des revenus du pays. Tout le fardeau tomba sur le peuple. C'était là l'égalité de l'époque, pourtant la ville fut rebâtie sur un plan plus large que l'ancienne ; son étendue qui n'était que de 16 arpens avant l'incendie, fut portée alors jusqu'à 20 arpens.

Le gouvernement accorda aussi aux habitans la remise de leurs impôts pendant plusieurs années."

 

Brouard évoque bien entendu les maux de la vigne :

 

"En 1665, l'évêque de Troyes autorisa les pasteurs de Sézanne à exorciser les insectes connus sous le nom de ubéricots, urebecs ou hurebers, qui s'étaient multipliés et qui exerçaient de grands ravages dans les vignes, en se servant du formulaire adopté par l'évêque d'Auxerre en pareille circonstance.

L'exorcisme eut lieu dans les deux paroisses de Notre-Dame et de Saint-Denis, les 17, 18, 19 et 20 mai 1665, ainsi que le constate la déclaration du curé de Notre-Dame, consignée sur son registre.

Il nous semble que ce pasteur aurait dû faire connaître, en outre, l'effet produit par l'exorcisme. Nous savons seulement que les prières ont eu lieu, mais nous ignorons si elles ont été efficaces.

La même cérémonie s'est renouvelée de nos jours, M.Goffard étant curé de Sézanne. Il se transporta processionnellement, accompagné de son clergé et de ses paroissiens, dans diverses parties de vignes et exorcisa les hurebers qui avaient reparu en grand nombre.

Il est vrai de dire que l'on parvint à les détruire ; mais les mesures adoptées par l'autorité municipale y contribuèrent au moins pour beaucoup. Elle prescrivit d'en faire la recherche, de les ramasser avec leurs nids et oeufs, et de les brûler."

 

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L'historien Pierre François BROUARD écrit :

 

"M. Charles-Pierre Huguier, né le 18 septembre 1804 ( à Sézanne ), fils d'un patissier. Au sortir de ses classes qu'il commença au collège de Sézanne, il se livra avec toute l'ardeur de son âge à l'étude de la chirurgie et de la médecine. A peine entré à l'école, il sentit le besoin de redoubler d'efforts, et remporta en 1829 le premier prix ; en 1831, l'administration centrale des hôpitaux lui décerna la médaille d'or. Il fut ensuite nommé aide d'anatomie et prosecteur, et obtint avant l'âge de 30 ans, par l'ascendant seul de son génie, une chaire de professeur agrégé à la Faculté de Médecine. Ses connaissances profondes le firent nommer à l'unanimité chirurgien du bureau central des hôpitaux civils de Paris, à la suite d'un brillant concours ouvert en avril 1837. M. le docteur Huguier est un jeune médecin déjà riche d'expérience, et qui promet une haute célébrité, si des obstacles ne s'opposent point au développement des talens supérieurs qu'il a reçus de la nature et acquis par l'éducation."

 

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Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : Bataille de Fère-Champenoise 25 mars 1814 - Communauté : Carnets-de-voyages
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Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /Juin /2010 16:32

 Ce 25 mars, date anniversaire de la "défaite oubliée", nous vous invitons à notre cinquième voyage à travers la campagne champenoise.

 

 De par notre présence sur le champ de bataille de Fère Champenoise, nous voulons, aujourd'hui, célébrer la mémoire des combattants du 25 mars 1814, des gardes nationaux sous les ordres du général Pacthod.

  

 Qu'importe le temps ! Qu'importe la température ! Qu'importe l'absence de foules de passionnés ou de curieux sur le champ de bataille de Fère Champenoise !

 

 En ce jour  anniversaire, nous sommes tout simplement contents d'honorer  notre parole, celle de se trouver chaque année, le 25 mars, sur les terres héroïques de la Champagne, témoins privilégiés des  exploits aujourd'hui oubliés de la Garde nationale.

 

 La nature encore endormie, le printemps semble avoir du mal à se réveiller.

 

 Sous un ciel brouillé, nous traversons des villages déserts ou désertés. 

 

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 Notre première étape aujourd'hui : La Ferme de la Haute Epine, située entre Viels-Maisons et Marchais en Brie.

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Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /Juin /2010 13:23

 C'est un petit village de quelques maisons regroupées autour de la mairie et de l'église Saint Cyr - Sainte Julitte, de curieuse allure, car il n'en reste que son clocher et des vestiges.

 

 En partie restaurée dans les années 1980, cette Notre Dame des courants d'air date du XII ème siècle.

 

 Bien qu'inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques au début du XX ème siècle, l'édifice mal entretenu s'écroula en 1947.

 

 Seul le clocher fut épargné, comme en témoignent encore aujourd'hui nos relevés photographiques.

 

 

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 Une élégante demeure à la sortie du village.

 

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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 21:06

La Haute Epine, l'Epine-aux-Bois, le hameau du Tremblay : des noms qui sont simplement des noms pour vous mais qui, pour nous, font revivre, avec émotion, la campagne de France, la fameuse bataille de Marchais-en-Brie connue sous le nom de bataille de Montmirail.

 

L'abbé Boitel cite à plusieurs reprises le hameau du Tremblay :

"Napoléon saisit d'un coup-d'oeil tout le système d'opérations du général russe ( Sacken ), et forme en conséquence son plan d'attaque. C'est l'aigle qui s'apprête à fondre sur sa proie. Il voit qu'il a tous les désavantages du terrain ; mais il saura en triompher. Il range également son armée du midi au nord ; seulement, il ne peut lui donner la même profondeur que les généraux alliés. Sa première colonne touche Villefontaine, Coulgis, le Tremblay, Coulais et les Bois-Clos ; la seconde est sur un terrain solide, sur la vieille route de Château-Thierry ; et la troisième occupe la route de Montmirail, jusqu'au hameau de Bailly et de Ville-Moyenne.

Napoléon s'applique avec un soin extrême à dresser ses batteries. L'artillerie lui sera du plus grand secours pour débusquer l'ennemi de ses positions redoutables.

Il place une batterie de 3 pièces au lieudit les Saute-à-Pieds, au bois du Chemin, entre la vieille route de Château-Thierry et la route impériale N°33, de Paris à Châlons ; une batterie de 3 pièces au coin du clos Parichault, au nord du hameau du Tremblay, pour tirer sur l'ennemi embusqué dans le nord de Marchais ; une batterie de 3 pièces dans le clos Jeannette, au midi du bois du Tremblay, faisant feu sur l'ennemi retranché dans la ferme de la Cour-d'Airain ; une batterie de 2 pièces, au midi du chemin du hameau de Coulgis à Marchais, tirant sur l'ennemi réfugié dans une maison détachée, au midi de Marchais ; une batterie de 4 pièces, à la butte de Coulais, sur la route impériale N°33, de Montmirail à Paris, pour foudroyer les ennemis cachés dans l'église, dans le clocher, dans les rues creuses." ( Histoire de Montmirail-en-Brie )

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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 21:16

  MONTMIRAIL-EN-BRIE.

 

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Après la ferme de la Haute épine, le village de l'Epine-aux-Bois, le monument commémoratif du Tremblay, nous partons à la découverte de Montmirail-en-Brie.

 

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MONTMIRAIL : Place de l'église, une maison dont la façade est criblée d'impacts de balles...

 

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MONTMIRAIL : L'église.

 

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MONTMIRAIL : Le château.

 

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Présentation

Musiques

Images Aléatoires

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Illustrations

Fère Champenoise

 

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Champs de bataille de Fère-Champenoise

 

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Champs de bataille

 

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Aprés la bataille

 

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Aprés la bataille -

 

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Les âmes

 

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L'ange de la mort

 

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Napoléon au Lumeron

 

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Croix

 

Aube mystèrieuse-

 

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Aube mystèrieuse 

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Eglise de Dommartin

 

Chemin de feu

 

Eglise de l'Aube

 

Chemin bleu

 

Esternay---

 

Château de Vitry la Ville--

 

Mezy Moulins

 

Stockage-blog 6340 Pont sur Seine

 

Boucle de la Marne

 

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Stockage-blog 6334 Pont sur Seine

 

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Stockage-blog 6338 Pont sur Seine

 

DSC 5890 les Caquerets 02

 

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Château de Vitry la Ville-

 

Fantaisies-photographiques. 6015 Viffort----

 

Fleurs des champs de Sezanne

 

Ferme du Lumeron

 

Les champs de l'Aube

 

La Seine

 

Les Croix

 

Sezanne

 

Une maison mauve

 

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Saint Denis de Sezanne--

 

Vitry-le-François-

 

Une maison bleue

 

Monument à Omey

 

Stockage-blog 6269 Omey

 

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Eglise de Mezy Moulins

 

Conde en Brie

 

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DSC 6011 Plaque

 

DSC 5919 Eglise de Monfaucon 02

 

Numériser0004

 

Champs

 

Chateau de Le Recoude

 

Feuilles rouge

 

Fantaisies-photographiques. 1824 03

 

Les roseaux mauves

 

Maison

 

Lilas bleu

 

Village de Champagne

 

Fleurs de printemps

 

Nationale 4-

 

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Marais de St Gond

 

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Le Marais de St Gond

 

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En vallee du Petit Morin

 

Villevenard

 

Orbais

 

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Orbais l'Abbaye

 

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Sezanne-copie-1

 

Villevenard-

 

Vallee du Petit Morin

 

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Vallee du Petit Morin-

 

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St Gond

 

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L'église -

 

Marchais en Brie, le Tremblais

 

Stockage-photos-du-blog 1588 L'épine aux bois

 

Stockage-photos-du-blog 1615 

Stockage-photos-du-blog 1592 L'épine aux bois

 

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Stockage-photos-du-blog 1581 Hte Epine

 

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Chardons

 

Cimetière 

Clocher

 

Eglise de Saint Prix

 

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L Epine au bois-

 

Portail de chateau

 

Porte d'eglise

 

L'épine au bois

 

L eglise de Vieils Maisons

 

JANVILLIERS-------copie-1

 

JANVILLIERS..................

 

CORFELIX..

 

JANVILLIERS

 

LE THOULT-TROSNAY..

 

Eglise de Viels Maisons

 

Eglise de Marchais en Brie

 

Lilas bleu

 

JANVILLIERS................

 

LE RECLUS..

 

JANVILLIERS..............

 

MONTMIRAIL..............

 

Pissenlit rouge

 

Viels Maisons

 

Tulipes 

CARTE VALLEE PETIT MORIN -

 

MARAIS..........

 

St-PRIX............................

 

MARCHAIS EN BRIE,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

 

SEZANNE----------------

 

MARAIS.. 

Eglise de Marchais-en-Brie -

 

LA MEULIERE..........

 

Village -

 

COULGIS..........................

 

CHAMPS

 

COULGIS..

 

MARCHAIS-EN-BRIE 30.04.10

 

MARCHAIS-EN-BRIE 30.04.10............

 

TREFOLS....................................................

 

Champs bleus

 

Eglise

 

SEZANNE-------------------

 

En vallee du Petit Morin-copie-1

 

L' eglise

 

Maisons de la Brie

 

Montaiguillon

 

Vert

 

Scolaire à FISMES 4 nov 2010......................

 

Villiers-Saint-Georges

 

Scolaire à FISMES 4 nov 2010....................

 

Route de Soizy..............

 

Scolaire à FISMES 4 nov 2010..............

 

BOIS BELLEAU..............................

 

Village de Marchais-en-Brie en 1900

 

BELLEAU........

 

MONTAIGUILLON....................

 

Bézu-St-Germain....................

 

En Champagne......................................-copie-3

 

Autour de Fère-Champenoise --------

 

Autour de Fère-Champenoise ---------

 

MONT AIME.........................................-copie-13

 

Eglise-copie-1

 

Marais de Saint-Gond..............

 

Napoléon arrive à Guignes le 16 février 1814

 

MONTFAUCON................................

 

MONTFAUCON....................................

 

Bézu-St-Germain................

 

Bézu-St-Germain..............

 

Abbaye du Reclus............

 

Le Reclus............................

 

Le Reclus..........................................

 

Le Reclus............................................

 

Abbaye du Reclus

 

Chateau du Mont Aimé -

 

Orbais l' Abbaye

 

Château-Thierry......

 

Château-Thierry....

 

MONTFAUCON..............................

 

Vertus et le Mont aime

 

Le Reclus........................

 

Le Reclus..........................

 

Le Reclus....................................

 

Le Reclus........................................

 

Meaux.

 

Le chat a la fenetre ( Sezanne )

 

Sentiment

 

MEAUX, les moulins sur la Marne.

 

Cimetière

 

MEAUX, le vieux chapitre

 

Chateau de Le Recoude

 

La fenetre violette

 

Les roseaux mauves

 

Eglise et pont de St Prix

 

Coquelicot....

 

Courjeonnet-

 

Coquelicot..

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