La bataille de Montmirail se déroula, en réalité, à Marchais-en-Brie.
Dans son HISTOIRE de MONTMIRAIL-EN-BRIE, l'abbé BOITEL, écrit à propos de la ferme de la Cour-d'Airain :
" Quand le général russe ( Sacken ) arriva à Viels-Maisons, il vit qu'il était prévenu, et qu'il ne pouvait appuyer son plan de défense sur Montmirail. Il voulut s'en dédommager en choisissant une position formidable. Il s'établit sur un terrain solide et dans le village de Marchais. Il remplit les maisons de tirailleurs ; il en place dans les jardins, derrière les haies, dans le cimetière, sur les combles de l'église, dans le clocher, d'où ils peuvent tirer par toutes les ouvertures en pleine sécurité, comme dans une forteresse où ils sont à l'abri des balles, et derrière un chêne énorme, qui brave même les boulets. Il s'empare surtout de la ferme de la Cour-d'Airain, qui appartenait au château de Montmirail, et qui est maintenant la propriété de M. Remi de Pommesson. Cette ferme est comme un fort avancé, qui n'est qu'à 80 mètres en avant du village. Les murs en sont construits avec tant de solidité, qu'ils garantissent et de la fusillade et du canon. C'est une véritable forteresse ; elle l'était jadis : dans l'ancien temps, elle formait le château de Marchais. Elle va soutenir un assaut plus formidable que dans tout les siècles passés. De là dépendra tout le succès de la bataille.
Les écrivains de l'époque n'ont pas connu le nom de cette ferme. Les uns l'ont confondue avec l'Epine-aux-Bois, les
autres avec les Gréneaux, ce qui fut cause de toutes les erreurs. Horace Vernet s'est trompé lui-même dans son fameux tableau, qu'on admire dans la galerie de Versailles. "
Plaque commémorative de la bataille de Marchais Montmirail.
"Cette ferme jadis nommée ferme de la cour d'airain fut après de durs combats reprise aux puissances coalisées par la garde impériale et les conscrits de la division Ricard le 11 février
1814."
Général Etienne-Pierre-Sylvestre RICARD ( 1771 - 1843 ).
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