Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 12:31

Les historiens se sont souvent attardés sur l'inexpérience militaire de la majorité des soldats français, en mars 1814.

Ils ont, en revanche, ignoré l'état physique réel de la Grande Armée après sept mois et demi de dure campagne sur le front de l'Est, les hostilités ayant effectivement repris au cours du mois d'août 1813.

Du simple soldat jusqu'au général, personne n'a été épargnée par les souffrances, les fatigues, les maladies ou les blessures.

Ainsi, le général COMPANS, commandant en chef les forces françaises réunies à MEAUX et dans ses environs à l'époque du 27 mars 1814, a été blessé à la bataille de Leipzig dite bataille des Nations ( 16 - 19 octobre 1813 ).

Dans une lettre datée du 9 novembre 1813 à PARIS et adressée au duc de Feltre, ministre de la Guerre ( général CLARKE ), il écrit à ce propos :

" J'ai l'honneur d'informer votre Excellence qu'ayant été grièvement blessé le 18 octobre ( 1813 ) devant LEIPSIC ( LEIPZIG ), je me suis rendu à PARIS pour me livrer aux soins qu'exige la guérison de ma blessure. Monsieur BOYER, chrirurgien de l'Empereur, qui l'a vue, me fait espérer qu'elle pourra être cicatrisée dans un mois et que trois suffiront probablement pour me remettre en état de rentrer en campagne. "

Au prestigieux destinataire de sa lettre, COMPANS donne des détails sur sa blessure :

" Cette blessure qui consiste en une forte contusion de boulet avec playe considérable au dessous du molet de la jambe droite avait d'abord paru dangereuse : la gangrène s'y était manifestée ; elle n'est plus considérée maintenant que comme une playe simple. Toutefois, un tendon ayant été lésé et se trouvant à découvert, il en résultera que la cicatrice sera adhérente et qu'il faudra nécessairement beaucoup de tems pour que ma jambe recouvre toutes ses forces. "

De retour à PARIS, le général COMPANS informe le ministre de la Guerre ( CLARKE ) de son état de santé, dans une lettre datée du 4 février 1814 :

" Ma blessure est parfaitement cicatrisée, mais ma jambe est encore si faible que si les circonstances eussent été moins critiques et moins impérieuses, je me serais déterminé à demander à votre Excellence une prolongation de congé. Il me serait impossible pour le moment de faire un service de guerre bien actif, mais je pourrais, en attendant que ma jambe ait recouvré plus de forces, rendre des services à l'Empereur dans l'organisation ou le commandement de troupes qui ne seraient pas destinées à faire la guerre avant deux mois, époque à la quelle j'espère être propre à un service actif. "

Le général COMPANS reconnaît donc volontiers qu'il est impropre à " un service de guerre bien actif " avant le 4 avril 1814, sa lettre étant datée du 4 février 1814.

Bien qu'il ne soit pas complètement rétabli, il assume pleinement les responsabilités de commandant en chef des forces françaises réunies à MEAUX et dans ses environs à l'époque du 27 mars 1814.

NB : les lettres de COMPANS sont consultables, dans leur intégralité, au service historique de la Défense à VINCENNES ( Val de Marne ).

Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : 1814 Meaux - Communauté : Passion Histoire
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Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 13:51

Chers lecteurs, nous vous demandons de porter une attention particulière à un extrait de notre première partie, pour trouver une anomalie, une exception, une erreur   , dans l'organisation des gardes nationales : 

" A la même époque, le 21 février 1814, les gardes nationales du camp de Meaux sous les ordres du maréchal Macdonald, commandant du 11ème corps d'armée, sont les suivantes :

. 1 bataillon du Calvados et 1 bataillon de la Manche appartenant aux régiments du Calvados et de la Manche ;

. 1er et 2ème bataillons du régiment de l'Orne ;

. 1er, 2ème, 3ème et 4ème bataillons du régiment de Rochefort ;

. 1er, 2ème et 3ème bataillons du 1er régiment de Brest ;

. 1er et 2ème bataillons du 2ème régiment de Brest ;

. 1er et 2ème bataillons du régiment du Nord.

Au total, ces gardes nationales forment 15 bataillons qui totalisent 190 officiers et 4491 sous-officiers et soldats. "

Avez-vous trouvé l'anomalie, l'exception, l'erreur ?   

Voici la bonne réponse : le Calvados et la Manche ont formé des régiments composés d'un bataillon du Calvados et d'un bataillon de la Manche.

Ils ont donc renoncé à créer un régiment du Calvados formé uniquement de bataillons du Calvados et un régiment de la Manche formé uniquement de bataillons de la Manche.

Le responsable de cette organisation atypique ?

Le général sénateur commandant par intérim la 14ème division militaire, LATOUR MAUBOURG.

Cette division militaire est composée du Calvados, de la Manche et de l'Orne.

Le général LATOUR MAUBOURG s'en explique dans une lettre écrite de CAEN le 25 janvier 1814 au ministre de la Guerre, le général CLARKE :

" Le décret du 6 janvier ( 1814 ) formait pour cette division ( la 14ème division militaire ) 3 régiments de deux bataillons de 840 hommes chacuns. Par la lettre de votre Excellence du 11 janvier elle me prescrit de faire remplacer à CHERBOURG le second régiment de CHERBOURG dirigé sur MEAUX, par deux bataillons des gardes nationales levées en vertu du décret du 6 janvier ( 1814 ).

J'ai pensé, Monsieur le Duc ( général CLARKE ), que si on employait les 2 bataillons d'un département de la division entièrement à CHERBOURG, ce département aurait lieu de se plaindre de n'avoir pas marché à MEAUX, d'un autre côté c'était pour les gens mariés un soulagement de n'aller qu'à CHERBOURG et la ville de CAEN avait besoin de cet adoucissement à une mesure qui pesa fortement sur la classe des ouvriers. D'ailleurs si on avait détaché de chacun des régiments du Calvados ou de la Manche, un bataillon pour CHERBOURG, les chefs que votre Excellence doit donner à ces régiments, n'auraient plus eu que des bataillons à commander, en conséquence j'ai formé 2 régiments l'un du Calvados et de la Manche, l'autre de la Manche et du Calvados, ayant chacun un bataillon de chaque département et dont l'un sera tout entier à MEAUX et l'autre tout entier à CHERBOURG, je désire, Monsieur le Duc, que cette disposition prise dans l'intérêt du service obtienne votre approbation. "

Le général CLARKE approuve sans aucun réserve les dispositions de LATOUR MAUBOURG.

Les autorités miltaires prêtent donc une attention toute particulière au garde national, marié et ouvrier, alors qu'elles ignorent complètement le conscrit, jeune et célibataire.

Le service de la garde nationale active n'est pas purement et simplement une conscription déguisée.

NB : la lettre de LATOUR MAUBOURG est consultable, dans son intégralité, au service historique de la Défense à VINCENNES ( Val de Marne ).

Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : 1814 Meaux - Communauté : Passion Histoire
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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 11:24

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Le public a répondu présent, lors des journées du patrimoine.

C'est de bon augure pour la reconstitution historique des 28 et 29 septembre 2013.

Les grognards de la Marne et de la Somme ont fait honneur à la reconstitution historique, par leur disponibilité, par leur gentillesse, par leur volonté de partager la passion de l'Histoire napoléonienne qui les habite.

Nul doute que ce public répondra présent lors de la reconstitution des combats du 27 mars 1814 sur le plateau de SAINT-JEAN-LES-DEUX-JUMEAUX.

Nous souhaitons donc à cette reconstitution historique un grand succès !

Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : Voyage à travers le temps et l'histoire - Communauté : Reconstitution historique
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Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 14:43

Samedi 12 novembre 2011.

Pour notre 22 ème voyage, nous décidons de visiter le tout nouveau Musée de la Grande Guerre ouvert à Meaux, inauguré le 11 novembre 2011 par le président de la République en personne.

Mais, avant de faire notre entrée triomphale    dans ce Musée tant attendue par les passionnés d'Histoire de France, nous profitons de cette belle journée d'automne pour découvrir le petit village de Varreddes.

 

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L'ancien pont sur la Marne entre Varreddes et Germigny-l'Evêque.

 

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La Marne.

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Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : Campagne de France 1814 - Communauté : France:nos plus beaux villages
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Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 16:09

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Nous vous incitons à visiter le plus rapidement possible ce musée qui est à proprement parler une totale réussite en matière architecturale et historique.

 

Musée de la Grande Guerre....................

 

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Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : Meaux 1914 - 1918. - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 17:08

Musée de la Grande Guerre 1914-1918

 

Musée de la Grande Guerre-copie-1

 

Journal de mon évasion. Gaston Rondot. Camp de Dülmen - Wesphalie le 3 juillet 1918.

" C'est le 27 mai 1918 à 4h du matin, que j'ai été capturé.

Pendant la nuit du 26 au 27 mai, nous avons été soumis à un bombardement par obus toxiques qui dura toute la nuit, nous préssentions une attaque. Elle se produisit au petit jour sur un régiment voisin. La liaison mal établie probablement entre les unités de 1ère ligne, permit aux allemands de pénétrer assez profondément dans nos positions. "

 

Musée de la Grande Guerre..-copie-1

 

" Les ennemis se trouvaient derrière nous sans que nous le sachions. Une attaque à la grenade de leur part et la surprise aidant les rendit maîtres de la position, les hommes n'ayant pu se défendre.

 Au moment où l'assaut se produisit j'étais au fond du trou qui me tenait lieu de bureau et je venais d'expédier les pièces journalières au P.C du B.on.

 L'alerte me fut donnée par l'agent de liaison de garde à l'entrée du trou. "

 

Musée de la Grande Guerre....-copie-1

 

" Au même instant, une grenade éclatait presque sur le corps de cet homme, à 50 cm de ma tête. Il fut blessé mais peu grièvement, j'en fus quitte pour une légère commotion.( Ndld...?? ). "

 

Musée de la Grande Guerre......-copie-1

 

 

" Quelques secondes après je sautai sur le plateau espérant leur échapper.

 Malheureusement, aussitôt dehors, je vis braqués sur moi plusieurs fusils et, à quelques cm de ma tête, le canon d'un révolver que tenait un officier allemand. J'étais sans arme, je me rendis. "

 

Musée de la Grande Guerre..........-copie-1

 

Musée de la Grande Guerre........-copie-1

 

 " Je fus sommé d'inviter mes camarades restés dans le trou, les agents de liaison et je crois, un officier de la compagnie à sortir et à se rendre. Je fis semblant de ne pas comprendre. "

 

Musée de la Grande Guerre--copie-2

 

 

Musée de la Grande Guerre---copie-2

 

" A cet instant, je crois qu'il m'eût été encore possible de rejoindre un élément français, car j'étais entre les mains des hommes formant l'extrême pointe de leur troupe d'assaut.

Je risquais seulement quelques coups de fusil qu'il m'aurait été facile de parer dans ce terrain tout remué par les obus. "

 

Musée de la Grande Guerre----copie-2

 

Musée de la Grande Guerre-----copie-2

 

 

Musée de la Grande Guerre------copie-2

 

" Après avoir passé sans encombres les différentes zones de barrages, nous fûmes dirigés, une quarantaine environ, sur Armentières puis après quelques heures de repos, sur Lille, à 5h de l'après-midi.

Là, nous fûmes visités et tous nos papiers enlevés, les photos laissées. "

 

Musée de la Grande Guerre-------copie-2

 

" La population montra un enthousiasme fébrile à notre vue ; c'était la deuxième fois que des soldats français passaient dans cette région. On nous donna du pain, de la bière, du linge, de l'argent. "

 

Musée de la Grande Guerre................-copie-1

 

" Après deux jours de séjour à Lhomes nous embarquons à Lille le 29 mai 1918 à 5h du matin pour débarquer quelques heures plus tard à Halluin. Nous fûmes dirigés sur le camp de Neuville-en-Ferrain où nous fûmes internés. "

 

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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 15:37

Dans notre cinquième partie consacrée aux gardes nationales actives de NAPOLEON à MEAUX, nous avions constaté une absence d'officiers dans les détachements des régiments issus des arrondissements maritimes ( Brest, Cherbourg, Rochefort ), après examen des observations du général LEDRU DES ESSARTS transmises au ministre de la guerre, le général CLARKE.

Persuadés que nous étions    que l'Empereur avait pensé à satisfaire à tous les besoins des régiments, nous avons cherché à découvrir les dispositions prises pour justement éviter cette absence d'officiers préjudiciable à la qualité de ces régiments.

Nous avons trouvé ces dispositions, dans le rapport du général CLARKE à sa Majesté l'Empereur et Roi du 10 février 1814.

A titre indicatif, Napoléon Bonaparte était à la fois Empereur des Français et Roi d'Italie.

Dans ce rapport, CLARKE écrit :

" Sire

Votre Majesté, par son ordre du 7 de ce mois, m'a ordonné d'envoyer des officiers de la ligne, aux régiments de Gardes Nationales qui sont employées au camp de MEAUX.

J'ai l'honneur de rendre compte à votre Majesté que j'ai prescrit à M le général HULIN ( commandant la 1re division militaire et gouverneur de PARIS ) de prendre dans les dépôts de la garnison où il ne se forme pas de nouveaux bataillons, une quarantaine d'officiers des grades de capitaine, lieutenant et sous lieutenant et de les envoyer sur le champ à MEAUX.

J'invite également S. Exc. M. le maréchal Duc de Tarente ( maréchal MACDONALD ) à mettre à la disposition du maréchal Duc de Valmy ( maréchal KELLERMANN ), une trentaine d'officiers de mêmes grades et un pareil nombre de sous officiers qu'il prendrait dans les cadres dont il peut disposer. Le maréchal Duc de Valmy est chargé de placer une partie de ces officiers dans les régiments de Gardes Nationales qui sont à MEAUX.

Tous ces différents régiments sont pourvus de majors de la ligne. "

Dans sa lettre datée du 9 février 1814 à PARIS, CLARKE écrit au maréchal KELLERMANN à MEAUX :

" Je prie votre Excellence de répartir les militaires dans les différents bataillons de la Garde Nationale, suivant que les officiers qui s'y trouvent déjà lui paraitront devoir être remplacés ou aidés dans leur commandement.

L'intention de sa Majesté ( NAPOLEON ) est que les officiers ne soient qu'en subsistance dans ces corps et comptent toujours à leurs régimens respectifs. Le régiment de Rochefort et les 1er et 2ème régimens de Brest étant les seuls des régiments des Gardes Nationales auxquels il n'a pas été envoyé de majors de la ligne parce que ces régiments créés depuis le 5 avril dernier ( 5 avril 1813 ) ont des colonels que le Ministre de l'Intérieur ( MONTALIVET ) a nommés, j'ai pensé que les circonstances nécessiteraient sans doute que ces régimens fussent commandés par des officiers supérieurs de la ligne.

En conséquence, j'ordonne à M. d'ESLON colonel du 9ème régiment d'infanterie légère, LEBEAU major du 4ème régiment de même arme, et TRABOULET major en second du 2ème régiment d'artillerie de marine, qui sont à PARIS, d'en partir sur le champ pour se rendre à MEAUX. Votre Excellence jugera dans sa prudence de quelle manière ces 3 officiers doivent être employés dans les régimens ci-dessus désignés, soit en remplaçant, s'il y a lieu, les colonels actuels, soit en les secondant dans leur commandement. "

A la date du 21 février 1814, le colonel d'ESLON fait partie du régiment de Rochefort, le major TRABOULET du 1er régiment de Brest et le major LEBEAU du 2ème régiment de Brest.

En définitive, le général CLARKE a bien pris, suivant l'ordre de l'Empereur, des mesures pour augmenter les effectifs des régiments des Gardes Nationales, en officiers.  

Il n'en reste pas moins que les détachements des régiments issus des arrondissements maritimes, stationnés à MEAUX et dans ses environs, sont complétement dépourvus d'officiers, les 25 et 26 mars 1814.

NB : les écrits de CLARKE sont consultables, dans leur intégralité, au service historique de la Défense à VINCENNES ( Val de Marne ).

Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : 1814 Meaux - Communauté : Passion Histoire
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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 17:05

Plus nous avançons dans l'étude des gardes nationales actives de NAPOLEON à MEAUX, plus nous sentons la nécessité de définir précisément ce qu'étaient les gardes nationales en 1814.

Jusqu'ici, nous avons soigneusement évité d'employer la terminologie propre aux gardes nationales, pour alléger la narration des faits et l'exposé de nos réflexions.

Dans cette 10ème partie   , il est grand temps de se familiariser avec cette terminologie qui nous transporte instantanément dans l'antiquité romaine.

TURPIN, employé au Dépôt de la guerre, donne les définitions suivantes :

" La légion, telle qu'elle est dénommée au Décret du 5 avril 1813, était formée des hommes de 20 à 40 ans d'un même département et divisée en Grenadiers et Chasseurs ; on l'appelait Légion départementale.

Chaque légion était divisée en Cohortes de 600 hommes chacune dont 2.3 ou 4 réunies formaient un Régiment qui portait le nom, soit de son arrondissement maritime ( Décret du 24 mai 1813 ) soit de son département ( Décret du 6 janvier 1814 ). C'est à partir de ce dernier Décret que 2 ou 3. de ces Régiments réunis formèrent les Brigades, et celles ci réunies, les Divisions, appelées à couvrir PARIS et LYON. "

L'article 9 du décret portant Réglement sur l'organisation de la Garde Nationale du 5 avril 1813 précise bien que " Chaque cohorte aura  quatre compagnies de cent cinquante hommes, deux de grenadiers et deux de chasseurs. "

Au total, l'effectif complet de la cohorte issue des arrondissements maritimes et des départements est donc bien de 600 hommes.

Le décret du 6 janvier 1814 donne la composition détaillée de la cohorte mise en activité dans les départements, dès le mois de janvier 1814.

En effet, l'article 4 de ce décret indique que " Chaque bataillon ( cohorte ) sera composée de six compagnies de 140 hommes. Total.... 840 hommes par bataillon. "

Dans une instruction datée du 6 janvier 1814, le ministre de l'Intérieur, MONTALIVET, écrit aux préfets des départements :

" Le décret du 5 avril 1813 contient les dispositions qu'il faut suivre pour l'organisation des gardes nationales départementales. Suivant ce décret, les cohortes formant la légion de grenadiers et de chasseurs de chaque département, sont considérées comme sédentaires et ne devant fournir à l'activité que des contingens, à raison de tant d'hommes par compagnie. "

En application du décret du 6 janvier 1814, le département de la Seine-et-Marne doit fournir un contingent d'activité de 1680 hommes qui représente l'effectif de deux bataillons ( 840 X 2 ).

Ce contingent d'activité est à prélever sur la légion de Seine-et-Marne qui doit être composée de six cohortes et donc d'une force de 3600 hommes ( 600 X 6 ).

Le décret du 30 décembre 1813 ne prévoyait, pour la Seine-et-Marne, que la création d'une " légion composée de 5 cohortes et de 20 compagnies formant 3000 hommes. "

L'Empereur a donc revu à la hausse la contribution de ce département, eu égard à la détérioration rapide de la situation militaire de la FRANCE au commencement de l'année 1814.

Le contingent d'activité de la Seine-et-Marne, appelé communément garde nationale active, s'élève, en définitive, à 911 hommes, le 28 janvier 1814.

Il s'agit de deux bataillons de grenadiers, dont le plus grand nombre est armé et équipé.

La garde nationale active du département de Seine-et-Marne ( 1er et 2ème bataillons ) fait partie intégrante du 5ème régiment de la 2ème brigade ( général BONTE ) de la division PACTHOD.

Pour rappel, cette division a combattu héroïquement au cours du second combat de FERE-CHAMPENOISE du 25 mars 1814.

A la légion, il faut ajouter les cohortes urbaines d'arrondissement et les cohortes urbaines sédentaires.

TURPIN écrit à ce propos :

" La cohorte urbaine d'arrondissement était organisée dans les Places pour faire le service de garnison et pouvait être appelée en cas d'attaque au service actif de la Place.

Elle était forte de 1000 hommes ; les 1/2 cohortes étaient de 500 et divisées en compagnies.

La cohorte urbaine sédentaire. mieux appelée cohorte sédentaire. était organisée pour le maintien de la tranquillité dans les villes, la garde des établissements publics, la conduite des prisonniers de guerre, mais sans s'éloigner d'un certain rayon.

La cohorte sédentaire suivant les localités était de grenadiers 1re classe : 500 hommes, 2ème classe . 300 hommes ; de fusiliers, 300 hommes, ou cohortes mixtes, 500 hommes. Dans un certain nombre de places, des compagnies d'artillerie de 1re classe, 137 hommes de 2 ème classe. 87 hommes, étaient demandées. "

A propos des cohortes urbaines d'arrondissement, l'article 56 du décret du 5 avril 1813 en donne la composition détaillée :

" Chacune de ces cohortes urbaines sera de mille hommes distribués en sept compagnies, dont une de grenadiers, une de chasseurs, quatre de fusiliers à cent cinquante hommes, et une de canonniers composée de cent hommes seulement. "

A propos des cohortes urbaines sédentaires, le titre II du décret du 17 décembre 1813 est d'une précision toute napoléonienne :

" 4. Les cohortes de grenadiers seront de deux classes.

Les cohortes de grenadiers de première classe seront de quatre compagnies. Chaque compagnie aura le même nombre d'officiers et de sous-officiers que les régimens de ligne ; en tout, cent vingt-cinq hommes.

Les cohortes de grenadiers de seconde classe seront également composées de quatre compagnies ; mais chaque compagnie aura un officier, deux sergens et quatre caporaux de moins que les compagnies des cohortes de première classe, et sera en tout de soixante-quinze hommes.

5. Les cohortes de fusiliers et les cohortes mixtes auront la même organisation et seront de la même force que les cohortes de grenadiers de première classe. ( La cohorte de fusiliers sera donc de 500 hommes et non de 300 hommes, comme l'a écrit à tort TURPIN. )

6. Les compagnies d'artilleurs seront composées de la même manière que les compagnies de grenadiers des cohortes de la ville où elles seront formées : néanmoins elles auront de plus,

Quatre ouvriers en bois,

Quatre idem en fer,

Quatre idem artificiers. "

A ceux qui en doutaient encore    , l'Empereur NAPOLEON avait vraiment un sens très développé de l'organisation.

En application du décret du 17 décembre 1813, la ville de MEAUX doit être pourvue d'une cohorte de grenadiers de seconde classe, donc de 300 hommes.

NB : TURPIN a réuni des "Matériaux pour servir à l'histoire des gardes nationales, levées en masse, corps francs, etc., en 1813 et 1814 " que vous pouvez consulter, dans leur intégralité, au service historique de la Défense à VINCENNES ( Val de Marne ).

Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : 1814 Meaux - Communauté : Passion Histoire
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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 18:56

Suite de notre visite du nouveau musée de la Grande Guerre 1914 / 1918 à Meaux.

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1er juillet 1915

On est arrivés à se battre dans les tranchées non avec le fusil et la baïonnette, mais avec les outils portatifs : la pelle et la pioche jusqu'au couteau.

Je vous prie donc de m'adresser dans le plus court délai un couteau solide, puissant, avec un cran d'arrêt, ainsi qu'une chaîne pour l'attacher.

                                      Emile SAUTOUR

( source : Paroles de Poilus. Lettres et carnet du front 1914 - 1918, édit Librio ).

 

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16 avril 1917.

Je suis heureux malgré tout, mais il me manque encore des tas de choses pour que le bonheur soit complet ; c'est la destinée ; j'espère quand même que ma belle étoile ne me quittera pas, mais seulement voilà, l'attaque est à 8 heure demain matin et il n'y a plus d'étoiles.

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Le 23 mai 1915

Je ne sais plus comment je pourrai vivre. Déjà avec la chaleur nous commençons à ne plus avoir d'appétit. Comme nourriture nous avons à 10 heures du bouillon dont le goût de suif nous empêche de le boire et du bouilli. Le soir du singe ( viande de conserve )avec des patates en sauce. Rien n'est appétissant, et lorsque vous allez au repos vous êtes au milieu de taillis. Il vous est impossible d'acheter des vivres.

                           Emile SAUTOUR

( Paroles de poilus, édit Librio ).

 

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Octobre 1915

Par ces temps de pluie,les terres des tranchées, bouleversées par les obus, s'écroulent un peu partout, et mettent au jour des cadavres, dont rien hélas, si ce n'est l'odeur, n'indiquait la présence. Partout des ossements et des crânes. Pardonnez moi de vous donner des détails macabres; ils sont encore loin de la réalité.

                                Jules GROSJEAN

 

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2 novembre 1914

[ Mes hommes ] trouvent mille petits moyens ingénieux pour se distraire ; actuellement la fabrication des bagues en aluminium fait fureur : ils les taillent dans des fusées d'obus, les Boches fournissant ainsi la matière première "à l'oeil" ! Certains sont devenus très habiles et je porte moi-même une jolie bague parfaitement ciselée et gravée par un légionnaire.

 

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Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : Meaux 1914 - 1918. - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 15:01

Dans les rapports du général LEDRU DES ESSARTS, nous n'avons relevé aucune action d'éclat, aucun fait d'armes, aucun acte de bravoure, d'héroïsme, de dévouement, de sacrifice, de la part des grognards de NAPOLEON, en cette malheureuse journée du 27 mars 1814.

Dans ces rapports, nous n'avons relevé aucune mention du général André DRUT, sours les ordres de LEDRU DES ESSARTS.

Les historiens d'hier et d'aujourd'hui citent volontiers les généraux VINCENT, COMPANS et, bien entendu, LEDRU DES ESSARTS. Ils ignorent complétement André DRUT.

Dans ces conditions, nous avons voulu en savoir plus, sur ce général oublié.

Nous avions le sentiment qu'une grande injustice devait être réparée.

Nous n'avons pas été déçus du tout !

Ses états de service donnent les précisions suivantes :

"Nommé à cette époque ( 9 décembre 1811 ) commandant du HELDER, il hata l'armement de cette place et n'eu a quitté le commandement qu'à cause du mauvais état de sa santé. Il reçut à cet égard les félicitations du Ministre.

Il resta à PARIS depuis cette époque pour rétablir sa santé mais la première entrée des alliés en FRANCE le fit nommer commandant supérieur à LA FERTE-SOUS-JOUARRE au commencement de février 1814 : il y resta jusqu'à la retraite sur cette ville de MM les Maréchaux Ducs de RAGUSE ( MARMONT ) et de TREVISE ( MORTIER ) ; seul avec 4 gendarmes et sous le feu de l'ennemi il osa faire couler le pont, après le passage des troupes françaises et parvint ainsi à protéger leur retraite."

Le meilleur  est à venir, tout de suite :

"Le Ministère content de ses services à LA FERTE SOUS JOUARRE le chargea le 11 mars 1814 de prendre le commandement de MEAUX sous les ordres du général LEDRU DES ESSARTS, il seconda ce général et rallia deux fois les troupes dans la défense du pont de TRILPORT."

Nous avons enfin notre héros !

NB : l'état des services du général DRUT est consultable, dans son intégralité, au service historique de la Défense à VINCENNES ( Val de Marne ).

Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : 1814 Meaux - Communauté : Passion Histoire
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 13:36

André DRUT, né à LYON le 25 août 1764, devait rejoindre une autre destination que LA FERTE SOUS JOUARRE, au cours du mois de février 1814.

Dans une lettre écrite à PARIS le 9 février 1814, il rend compte de sa situation, pour le moins gênante, au général CLARKE, Ministre de la guerre :

" Monseigneur,

J'ai reçu hier dans l'après midi, l'ordre que votre excellence m'a adressé en date du 7, de partir sur le champ et en poste pour me rendre à CHARLEMONT LES GIVET en qualité de commandant d'armes.

J'ai fait sur le champ mes dispositions de départ, et j'étais prêt à partir lorsque j'ai été informé par les courriers des mâles et conducteurs des diligences, que les trois routes qui pouvaient m'y conduire ; c'est à dire, celle de MEZIERRES la plus directe, celle de ROCROY, et celle de MAUBEUGE par VALENCIENNES, étaient interceptées par l'ennemi "

DRUT termine ainsi sa lettre :

" J'ai pensé, Monseigneur, que vous ne désaprouveriez pas le délai que je prends de demander les derniers ordres de votre excellence, dans une circonstance aussi critique pour moi, par l'impossibilité de pouvoir atteindre ma destination. "

L'adjudant commandant NOIZET se trouve dans la même situation que le général DRUT.

Dans une lettre écrite à PARIS le 17 février 1814, il rend compte de ses difficultés, au général CLARKE :

" Monseigneur

D'après les ordres de votre excellence du cinq de ce mois, je suis parti en poste de TOURS pour me rendre à SOISSONS pour servir comme chef d'état major à la division du général RUSCA ; arrivé le quatorze à VILLERS COTERETS ; j'appris vers les cinq heures du soir que la ville de SOISSONS avait été prise d'assaut, après un combat de deux heures par une colonne russe forte de sept mille hommes d'infanterie, et mille chevaux venant de LAON et que les cosaques avaient poursuivi les militaires qui s'étaient échappés jusqu'auprès de la forêt de VILLERS COTERETS. "

NOIZET finit ainsi sa lettre :

" Cet événement malheureux m'empêchant de me rendre à ma destination, je viens vous supplier de me donner de nouveaux ordres ; je les attendrai ici. "

L'invasion de la FRANCE contrarie manifestement les généraux DRUT et NOIZET, dans leurs déplacements.

Elle donne un surcroît de travail aux services du Ministre de la guerre, installés à PARIS, qui sont déjà surbookés.  

NB : les lettres de DRUT et de NOIZET sont consultables, dans leur intégralité, au service historique de la Défense à VINCENNES ( Val de Marne ).

Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : 1814 Meaux - Communauté : Passion Histoire
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 22:43

Nous avons le grand plaisir de vous annoncer que la municipalité de YERRES ( Essonne ) a donné une suite favorable à notre projet d'exposition intitulée 1814 - 1914 Les Hommes en Bleu et décidé de mettre à notre disposition la salle André Malraux.

L'exposition aura lieu du 26 janvier au 5 février 2012.

Les horaires seront les suivants :

14h - 19h en semaine ;

10h - 12h / 14h - 19 h le week-end.

Madame Hélène VILAPLANA ( www.gusihelart.com ) exposera ses peintures et Didier SIMONNET, le photographe du blog  , ses photographies et ses montages.

Pour donner un supplément d'âme à cette exposition, Didier SIMONNET jouera des morceaux de musique au piano.

Quant au conseiller historique du blog    , Eric POISSON, il interviendra, en tant que conférencier, tout au long de cette exposition qui rendra hommage au courage et à l'esprit de sacrifice des grognards de Napoléon et des poilus.

 

Affiche-expo--.JPG

 

Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : Voyage à travers le temps et l'histoire - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 20:46

Les-Hommes-en-bleu-----.JPG

De droite à gauche : monsieur Jacques CANAUD, conseilleur municipal, en remplacement de monsieur Nicolas DUPONT-AIGNAN, maire de Yerres ; Didier SIMONNET, notre photographe-pianiste ; Hélène VILAPLANA, artiste peintre.

Numeriser0030.jpg

 

Les-Hommes-en-bleu.JPG

Affluence record  au cours du vernissage du vendredi 27 janvier 2012.

Les Hommes en bleu....................................

 Eric, le conférencier, en pleine action !

Il s'est dépensé sans compter au service de l'exposition, en donnant pas moins de trois conférences à des groupes de visiteurs, des dizaines de cours particuliers d'histoire napoléonienne et de la Grande Guerre à de simples curieux, des entretiens personnalisés à des journalistes à sensation historique, connus et reconnus dans la communauté des blogs.

Deux artistes contemporains, bien vivants, présents pendant toute l'exposition, Hélène VILAPLANA et Didier SIMONNET, ont produit des oeuvres nouvelles sur l'histoire militaire de la France qui sont venues enrichir les collections anciennes, à l'origine du succès éclatant des expositions historiques d'avant 1914.

En permettant à notre conférencier de consulter ses archives, le service historique de la Défense ( SHD ), situé au château de Vincennes ( Val-de-Marne ), a donné de la profondeur, de la densité, de l'originalité, à toutes ses interventions orales au service exclusif de l'histoire militaire de la France, hélas trop souvent méconnue aujourd'hui.

Les deux artistes de l'exposition et le conférencier remercient très chaleureusement le personnel du SHD, pour son accueil bienveillant, pour sa grande disponibilité et surtout pour son assistance technique de très, très haut niveau.

Les Hommes en bleu..................................

Les marais de SAINT-GOND, au coeur de l'Histoire de 1814 et de 1914.

Les Hommes en bleu..............................

 

Les Hommes en bleu............

 

Les Hommes en bleu................................

 

Les Hommes en bleu..

 

Les Hommes en bleu..........................

 

Les Hommes en bleu....................

 

Les Hommes en bleu........................

 

Les Hommes en bleu......

 

Les Hommes en bleu....

 

Les Hommes en bleu......................

 

Les Hommes en bleu........

 

Les Hommes en bleu..................

 

Les Hommes en bleu................

 

Les Hommes en bleu..............

 

 

Les-Hommes-en-bleu--------------------.JPG 

 

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La présence de monsieur Jacques CANAUD ( à droite ) a fait du vernissage du vendredi 27 janvier, un grand moment d'émotion pour ses anciens élèves du Lycée TALMA de BRUNOY ( Essonne ) présents dans la foule.  

Monsieur CANAUD est l'auteur d'ouvrages tout à fait remarquables et remarqués sur l'histoire des maquis du Morvan de 1943-1944.

Les passionnés d'histoire, présents en grand nombre au vernissage, ont particulièrement apprécié son discours élogieux à propos de la qualité de l'exposition.

Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : Voyage à travers le temps et l'histoire - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 12:30

Expo Yerres..................

 

Expo Yerres..

 

Expo Yerres......

 

Expo Yerres................

 

Expo Yerres............

 

Expo Yerres........

 

Expo Yerres..............

 

Expo Yerres

 

Expo Yerres..........

 

Expo Yerres....

 

Expo-Yerres-----------.JPG

 

Expo-Yerres----------.JPG

Par Didier Simonnet et Eric Poisson - Publié dans : Voyage à travers le temps et l'histoire - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Présentation

Musiques

Images Aléatoires

  • 258
  • 12 Mars 2011 CT
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Illustrations

Fère Champenoise

 

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Champs de bataille de Fère-Champenoise

 

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Champs de bataille

 

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Aprés la bataille

 

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Aprés la bataille -

 

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Les âmes

 

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L'ange de la mort

 

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Napoléon au Lumeron

 

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Croix

 

Aube mystèrieuse-

 

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Aube mystèrieuse 

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Eglise de Dommartin

 

Chemin de feu

 

Eglise de l'Aube

 

Chemin bleu

 

Esternay---

 

Château de Vitry la Ville--

 

Mezy Moulins

 

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Boucle de la Marne

 

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Château de Vitry la Ville-

 

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Fleurs des champs de Sezanne

 

Ferme du Lumeron

 

Les champs de l'Aube

 

La Seine

 

Les Croix

 

Sezanne

 

Une maison mauve

 

Sezanne interieur de l'eglise

 

Saint Denis de Sezanne--

 

Vitry-le-François-

 

Une maison bleue

 

Monument à Omey

 

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Eglise de Mezy Moulins

 

Conde en Brie

 

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Numériser0004

 

Champs

 

Chateau de Le Recoude

 

Feuilles rouge

 

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Les roseaux mauves

 

Maison

 

Lilas bleu

 

Village de Champagne

 

Fleurs de printemps

 

Nationale 4-

 

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Marais de St Gond

 

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Le Marais de St Gond

 

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En vallee du Petit Morin

 

Villevenard

 

Orbais

 

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Orbais l'Abbaye

 

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Villevenard-

 

Vallee du Petit Morin

 

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Vallee du Petit Morin-

 

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St Gond

 

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L'église -

 

Marchais en Brie, le Tremblais

 

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Chardons

 

Cimetière 

Clocher

 

Eglise de Saint Prix

 

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L Epine au bois-

 

Portail de chateau

 

Porte d'eglise

 

L'épine au bois

 

L eglise de Vieils Maisons

 

JANVILLIERS-------copie-1

 

JANVILLIERS..................

 

CORFELIX..

 

JANVILLIERS

 

LE THOULT-TROSNAY..

 

Eglise de Viels Maisons

 

Eglise de Marchais en Brie

 

Lilas bleu

 

JANVILLIERS................

 

LE RECLUS..

 

JANVILLIERS..............

 

MONTMIRAIL..............

 

Pissenlit rouge

 

Viels Maisons

 

Tulipes 

CARTE VALLEE PETIT MORIN -

 

MARAIS..........

 

St-PRIX............................

 

MARCHAIS EN BRIE,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

 

SEZANNE----------------

 

MARAIS.. 

Eglise de Marchais-en-Brie -

 

LA MEULIERE..........

 

Village -

 

COULGIS..........................

 

CHAMPS

 

COULGIS..

 

MARCHAIS-EN-BRIE 30.04.10

 

MARCHAIS-EN-BRIE 30.04.10............

 

TREFOLS....................................................

 

Champs bleus

 

Eglise

 

SEZANNE-------------------

 

En vallee du Petit Morin-copie-1

 

L' eglise

 

Maisons de la Brie

 

Montaiguillon

 

Vert

 

Scolaire à FISMES 4 nov 2010......................

 

Villiers-Saint-Georges

 

Scolaire à FISMES 4 nov 2010....................

 

Route de Soizy..............

 

Scolaire à FISMES 4 nov 2010..............

 

BOIS BELLEAU..............................

 

Village de Marchais-en-Brie en 1900

 

BELLEAU........

 

MONTAIGUILLON....................

 

Bézu-St-Germain....................

 

En Champagne......................................-copie-3

 

Autour de Fère-Champenoise --------

 

Autour de Fère-Champenoise ---------

 

MONT AIME.........................................-copie-13

 

Eglise-copie-1

 

Marais de Saint-Gond..............

 

Napoléon arrive à Guignes le 16 février 1814

 

MONTFAUCON................................

 

MONTFAUCON....................................

 

Bézu-St-Germain................

 

Bézu-St-Germain..............

 

Abbaye du Reclus............

 

Le Reclus............................

 

Le Reclus..........................................

 

Le Reclus............................................

 

Abbaye du Reclus

 

Chateau du Mont Aimé -

 

Orbais l' Abbaye

 

Château-Thierry......

 

Château-Thierry....

 

MONTFAUCON..............................

 

Vertus et le Mont aime

 

Le Reclus........................

 

Le Reclus..........................

 

Le Reclus....................................

 

Le Reclus........................................

 

Meaux.

 

Le chat a la fenetre ( Sezanne )

 

Sentiment

 

MEAUX, les moulins sur la Marne.

 

Cimetière

 

MEAUX, le vieux chapitre

 

Chateau de Le Recoude

 

La fenetre violette

 

Les roseaux mauves

 

Eglise et pont de St Prix

 

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Coquelicot..

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