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Connantre, dernière étape de notre voyage du 13 mai 2010.
Soldat de l'artillerie russe.
Pour la première étape de notre voyage du 31 juillet 2010, le 9ème déjà, Sézanne tient encore une fois une place importante.
Autour de SEZANNE.
La route Nationale 4.
La
Librairie - Papeterie " Majuscule ".
Aulnay-aux-Planches et Morains-le-Petit, villages témoins des événements dramatiques du 25 mars 1814, sont aujourd'hui rattachées à Coligny- Val des Marais.
Nous rappelons brièvement l'ultime fin de ces événements.
Alors que le dernier carré de la Garde Nationale tentait de rejoindre les Marais de Saint-Gond pour échapper à la destruction, le général russe Depreradovitch à la tête des chevaliers-gardes et de quatre pièces d'artillerie à cheval, vint s'établir entre Aulnay-aux-Planches et Morains-le-Petit pour interdire l'accès de ces Marais aux derniers combattants du général Pacthod.
En présence du tsar Alexandre et du roi de Prusse, les actions combinées de la cavalerie et de l'artillerie à cheval russes des deux armées alliées, les armées de Silésie et de Bohême, eurent raison de la résistance héroïque des gardes nationaux.
Rien, absolument rien, n'a été fait pour conserver la mémoire de ceux qui se sont sacrifiés devant les
Marais de Saint-Gond, non loin du Mont-Aimé, pour l'indépendance nationale !
Les quatre grandes puissances de l'Europe anti-napoléonienne, la Prusse, l'Autriche, l'Angleterre et la Russie, sont divisées sur un projet de démantèlement du territoire français, au cours de l'été 1815.
L'Autriche et la Prusse sont favorables à ce projet alors que l'Angleterre et la Russie s'y opposent formellement.
Alexandre 1er décide alors de faire manoeuvrer son armée de 150000 hommes (et non de 300000 hommes ) dans la plaine de Vertus, au pied du Mont-Aimé, en Champagne, devant ses Alliés du moment.
Son armée leur en impose à la fois par sa puissance de feu et par sa discipline de fer.
La France est ainsi sauvée du démantèlement.
Alexandre n'a probablement pas choisi au hasard le site du Mont-Aimé.
En effet, un an auparavant, le vendredi 25 mars 1814, la cavalerie et l'artillerie à cheval russes détruisaient, près des marais de Saint-Gond, les derniers carrés de la Garde Nationale commandés par le général Pacthod.
Des hauteurs situées au nord-est de Fère-Champenoise, Alexandre pouvait alors observer la destruction des carrés français et le Mont-Aimé, mis en relief par la plaine champenoise, témoin privilégié de sa victoire sur les troupes de Napoléon.
Le champ de bataille de Fère-Champenoise, vu depuis le Mont-Aimé.
C'est sous la pluie que nous continuons notre 9ème voyage, en ce 31 juillet 2010.
Didier est monté sur le toit de la voiture pour mieux photographier le château.
Château de BOURSAULT.
Le château de BOURSAULT.
BOURSAULT, entrée du château côté village.
BOURSAULT, le château vu depuis le village.
Depuis BOURSAULT, panorama sur la vallée de la Marne.
Entrée du château de BOURSAULT vu depuis la vallée en bordure de la route Nationale 3.
Route Nationale 3 en direction de Paris.
Le château de BOURSAULT vu depuis les bords de Marne.
Paysage de la vallée de la Marne.
Route Nationale 3, vers la suite de nos aventures.
De Montmirail, le 14 février 1814, à neuf heures du soir, Napoléon écrit au roi Joseph, lieutenant général de l'Empereur, à Paris :
" Mon frère, il est neuf heures du soir ; je vous écris un mot pour vous faire connaître l'heureuse issue de la bataille de Vauchamps. Le général Blücher, qui s'était séparé de son armée et dont le quartier général était à Vertus, avait été rejoint par le corps de Kleist, qui venait d'Allemagne et était fort de vingt-quatre bataillons, et par un nouveau corps russe de douze bataillons, ce qui faisait en tout trente-six bataillons ou 20000 hommes. Il se porta le 13 sur Etoges et Champaubert. Le duc de Raguse ( maréchal Marmont ), qui était instruit de ce mouvement, battit en retraite sans être engagé. Je suis parti aujourd'hui à trois heures du matin de Château-Thierry et suis arrivé à Montmirail au moment où l'ennemi était presque aux portes. J'ai fait marcher à l'ennemi, qui avait pris position au village de Vauchamps. Je l'ai battu, lui ai fait 8000 prisonniers, pris trois pièces de canon et dix drapeaux, et je l'ai mené battant jusqu'aux portes d'Etoges. Sa perte en morts et blessés doit être de plus de 4000 hommes. Je n'ai pas perdu 300 hommes tués ou blessés. Ce grand résultat tient à ce que l'ennemi n'avait pas de cavalerie et que moi j'en avais 6 à 8000 hommes de très-bonne, avec lesquels je l'ai fait constamment envelopper et déborder ; qu'il a dù mettre la plus grande partie de son artillerie en sûreté, de crainte de la perdre, et que toute la journée je l'ai écrasé par la mitraille de cent pièces de canon. Mes trois escadrons de service se sont couverts de gloire. Les ayant sous la main, je leur ai fait faire plusieurs charges, et ils ont fait 1000 prisonniers.
Je crois vous avoir mandé hier que le duc de Trévise ( maréchal Mortier ) suivait vivement, par la traverse de Reims, les débris de Sacken et d'York. "